30 novembre 2016

SLPJ 2016 : Top départ !

Lecteur, lectrice, ornithorynque et gobelin, 

Post rapide pour partager avec vous ma dernière vidéo. On y parle Salon du Livre et de la Presse Jeunesse 2016 !


Et vous, vous y serez ?

Bonnes lectures, et bon salon aux chanceux qui y seront,

Mathilde

29 octobre 2016

J'ai testé pour vous : La Kube !

Lectrice, lecteur, pingouin et astronaute,

On se retrouve aujourd'hui pour un article un peu particulier, toujours axé sur la littérature, mais différent quand même. En effet, nous ne parlerons pas livre au sens propre, mais plutôt concept littéraire. 

Il y a quelques semaines, j'ai été contactée par Aurore, de la team de La Kube, que vous connaissez sans doute déjà un peu si vous êtes un adepte de la blogosphère littéraire. 
Mais revenons-un peu sur le principe de la Kube.

OK Mathilde, donc La Kube, c'est quoi ?

Le site de La Kube vous l'explique très bien. La Kube est un concept littéraire qui vous permet de recevoir une sorte de pochette surprise littéraire mensuelle, contenant un livre, choisi par un libraire pour vous, et seulement vous. Et même quelques goodies. Pour 15€ par mois.


J'étais curieuse de tester ce concept des box dont tout le monde parle, découvrir la fiabilité du choix personnalisé, évaluer le rapport qualité/prix... C'est pour cela que j'ai accepté cette proposition qui changeait un peu de l'ordinaire, et qui, à l'approche des fêtes de fin d'année, (Je dis ça mais je suis la première à devenir folle quand je vois que tout le monde parle déjà de Noël) (Bref) peut peut-être vous intéresser. Pour offrir, ou à s'offrir, comme le précise le site !

D'accord, mais comment font-ils pour faire ce choix "spécialement pour moi" ?

C'est très simple : Vous répondez à un petit questionnaire, qui ne vous prend que quelques minutes, et qui permet à un libraire indépendant, que vous choisissez ou non parmi une liste proposée par La Kube. Tenez, un petit extrait juste pour vous :



Et vous pouvez même, si vous avez du courage, rentrer dans le questionnaire la liste de tous les ouvrages que vous possédez déjà pour éviter les doublons. Bon, personnellement, j'ai pris le risque de ne pas le faire, et ça a fonctionné  !

T'es bien gentille Mathilde, mais si le livre que je reçois ne me plaît pas, ou que je l'ai déjà ? 

Vous voyez ça ?


C'est la solution idéale ! En ce qui me concerne, j'ai choisi de jouer le jeu à 100% et ne pas être informée à l'avance du livre que j'allais recevoir. Mais si cela vous inquiète, sachez que vous pouvez être rassuré !

Maintenant, place à la description de la box et de son contenu.

J'ai apprécié le design extérieur de La Kube, épuré mais soigné, neutre mais classe.


On commence par ce que La Kube appelle Les mensuels, soit ici, la préface Kube du mois de Septembre, une carte de correspondance, ainsi qu'un extrait d'ouvrage, qui, je l'avoue, ne m'a pas spécialement transcendée. La préface, en revanche, est vraiment très chouette à découvrir, pleine de bonne humeur, de littérature, au design épuré et moderne.


Ensuite, Les essentiels. Spécialement conçus pour les clients de La Kube, appelés Kubers, ce sont des goodies qui varient en fonction du genre de l'ouvrage que vous recevez. En ce qui me concerne, j'ai reçu la collection verte, qui correspond à la littérature étrangère. (J'avais choisi de ne pas spécialement recevoir le kit essentiel associé au genre du livre en question) Ces essentiels sont composés d'un crayon de papier, d'un carnet à émotions (Voir ci-dessous pour l'explication, en tout cas, je trouve le concept absolument génial !) et un sachet de thé. Enfin, normalement. Parce que moi, je ne l'ai pas reçu... (Je suis une victime !)





La Kube contient également un magnifique agenda 2016-2017, dont je n'ai pas trouvé la trace sur le site... En tout cas, c'est un bien agréable mystère...



Mais venons-en au plus intéressant : Le livre ! Enfin, je vais vous faire attendre un peu, en vous présentant ce qui accompagnait le livre, à savoir un marque-page aux couleurs de La Kube !


L'ouvrage que j'ai reçu a été sélectionné spécialement pour moi (C'est beau dit comme ça) par Aurélia, de la librairie L'Oeil au Vert, à Paris. L'idée de nous présenter un peu la personne qui a choisi notre livre m'a bien plu, on sent la volonté de créer vraiment un lien entre les libraires et le lecteur, et ça, c'est chouette !


Et donc, qu'avais-je demandé, et qu'ai-je reçu ? J'avais envie, avec cette Kube, de changer, de me laisser surprendre. Alors, j'ai demandé de la romance, genre que je ne connais pas si bien que ça. J'avais indiqué à ma libraire que je souhaitais "Une belle histoire, pas forcément 100% joyeuse, mais qui met des étoiles dans les yeux et des paillettes dans le ventre..." Bon, j'avoue que je n'étais pas très précise, la pauvre était dans le flou ! Et qu'ai-je donc reçu ?...


Oui, je vous embête là, à préserver le suspense. Allez, ne boudez pas ! Regardez ci-dessous...


Je ne connaissais pas du tout cet ouvrage, mais l'auteure, oui. Pour vous situer, il s'agit de l'auteure du célèbre "Le Mec de la tombe d'à côté", suivi de "Le Caveau de famille". Le premier est dans ma PAL, mais je ne l'ai pas encore lu. Je vous laisse lire le résumé, et constater que l'intrigue semble tout à fait correspondre à ce que j'ai demandé. Je suis donc très curieuse de découvrir ce roman !


Et la petite étiquette en bas, c'est tout bête, mais j'ai trouvé ça génial !

Voici donc le contenu intégral de La Kube que j'ai reçue. Alors, au final, ça donne quoi ?

Les + :

- Un contenu vraiment personnalisé, des libraires à l'écouter
- Un excellent rapport qualité/prix
- La possibilité de vérifier à l'avance le livre envoyé
- La sympathie de la Team Kube
- Le soin apporté au colis (Qui était dans un autre colis)
- L'esthétique de la Kube
- Des essentiels qu'on peut multiplier sans se lasser
- Un SAV au top, puisque l'équipe s'est immédiatement excusée de l'oubli du thé, puis s'est empressée de m'en envoyer un sachet, accompagné d'un petit carnet. Les lecteurs sont chouchoutés, et ça, c'est top !


Les - :

- L'unique extrait proposé, peut-être en mettre un ou deux de plus en avant...
- Peut-être redoubler de vigilance afin d'éviter les Kube incomplètes... 

Vous l'aurez donc compris, j'ai vraiment bien accroché avec le principe de La Kube, et n'ai absolument pas été déçue par l'expérience. Les bémols que j'ai notés sont loin d'être handicapants, tandis que les points positifs sont réellement valorisants pour le concept. Je vous recommande de tester l'aventure, pour vous ou pour quelqu'un d'autre. En ce qui me concerne, je retiens vraiment l'idée pour une prochaine envie de lecture surprise !

Merci à l'équipe Kube pour cet envoi, ainsi qu'à Jean pour les photos !

Bonnes lectures à vous,

Mathilde.

28 octobre 2016

Piccadilly Kids Tome 1 : Londres, secrets & Rock Stars

Couverture Piccadilly Kids, tome 1 : Londres, secrets & Rocks StarsPiccadilly Kids Tome 1 : Londres, secrets & Rock Stars

Titre de la série : Piccadilly Kids
Titre du tome : 1. Londres, secrets & Rocks Stars
Auteur : Eric Senabre
Editions : ABC Melody (Meloteens)
Année de parution : 2015
Pages : 146 pages
Prix : 10,50 €

Résumé :

Trois collégiens + Une Rock Star en fuite + Un mystère à résoudre = Une folle journée pleine de suspense et d'humour dans les rues de Londres !

Mon opinion personnelle :

Je commence par remercier Victoria et les éditions ABC Melody pour cet envoi pétillant !

Lecture, musique et british touch : Vous n'avez qu'à prononcer ces trois mots pour être sûr que je vous suive. Je ne pouvais donc qu'être intriguée par cette série haute en couleurs, et suis à présent ravie de vous dire que je n'ai absolument pas été déçue du voyage.

Nous rencontrons des personnages jeunes et charismatiques. Ce petit trio se complète à merveille, et embarque le lecteur pour une aventure trépidante et pleine de bonne humeur. Le narrateur, Dave, est un garçon réfléchi, mature. Il est le héros typique des romans jeunesse : Loin d'être bête, bourré de charme, entraînant. Son cousin, Chuck, est le clown de la bande. Maladroit et enthousiaste, ce passionné de musique est cependant impressionnant par sa connaissance du domaine musical, et nous surprend en nous instruisant de mille et une anecdotes du quatrième art. La petite touche féminine du groupe, c'est Vera, jeune fille pleine d'énergie, maligne, téméraire. Cette tête brûlée charmeuse m'a bien plu, à l'image de ses fidèles compagnons. Le lecteur s'identifie sans souci à ces adolescents, dont la seule présence permet d'illuminer tout le roman.

Le style d'écriture est très agréable, dynamique, fluide. Dès les premières pages, le lecteur est embarqué par le grain de folie du récit, se sent tout à fait à sa place, et, porté par une irrésistible envie d'en savoir toujours plus, ne peut plus lâcher l'ouvrage. Grâce à un brillant mélange de culture et d'humour, l'auteur réussit à donner un rythme envoûtant à son récit. C'est tout à fait adapté au public visé, et même pour des uns peu plus grands comme moi, on prend plaisir à en voir de toutes les couleurs aux côtés de la petite troupe.

En ce qui concerne l'intrigue, c'est également une jolie réussite. Elle est un peu délirante, il faut l'admettre, peu probable, mais ce petit côté fantasque plein de fraîcheur m'a bien plu. Ce roman est avant tout l'occasion d'une très belle balade à travers les rues de Londres, et ça, j'ai adoré. Découvrir de grands monuments, mais également des points moins touristiques, mais tout aussi intéressants, est vraiment très agréable. Surtout lorsque c'est aussi bien raconté, avec détails et précisions. On sent que l'auteur ne s'est pas contenté d'un tour sur Wikipédia pour écrire son roman... De plus, l'univers de la musique est, comme je vous le disais, omniprésent, ce que j'ai trouvé très chouette aussi. Le lecteur s'enrichit d'une certaine culture musicale, sans avoir l'impression de lire un documentaire. Vous voyez ce que je veux dire ? La connaissance est là, mais sans forme stricte, ce qui est parfait pour de jeunes lecteurs... Si l'Angleterre et la musique en sont le décor, ce bouquin est principalement centré sur l'enquête de nos jeunes héros. Et la qualité du travail d'Eric Senabre n'a pas épargné cette partie de l'ouvrage : Au contraire, c'est extrêmement bien fait. Les péripéties sont nombreuses, rythmant à merveille le récit. Elles ont parfois un petit côté décalé que j'ai trouvé très sympa, moderne, pétillant. On a l'impression que rien n'est impossible, on s'attend à tout, c'est absolument grisant. De plus, bien que ce livre soit de base un roman jeunesse, l'auteur parvient à préserver un véritable suspense. Le lecteur se pose mille et une questions, est étonné, intrigué... Il y a une réelle interaction entre l'histoire et nous-même, ce qui contribue également à l'espèce de fascination que nous éprouvons pour ce livre. Autre point avec lequel j'ai bien accroché, c'est la "dénonciation" du star-system qui est faite à travers cet ouvrage. En effet, nous avons l'occasion de découvrir l'envers du décor du domaine des paillettes, d'y voir quelque chose de moins attrayant, de plus humain. Présenter cela dans un livre jeunesse, j'ai trouvé que c'était une excellente idée, car c'est généralement l'inverse qui est vu et revu dans ce genre de littérature. En fait, si je pensais, au premier coup d'oeil, que ce livre allait être assez classique pour son genre, j'ai été agréablement surprise de constater que ce n'est totalement le cas. Il y a, à gauche à droite, des petits détails qui font la différence avec ses pairs. J'ai vraiment passé un très bon moment avec ce premier tome, un moment plein de bonne humeur, et c'est très sincère.

La chute du livre est chouette, à l'image du reste du livre. Forcément, même si ce roman diffère un peu de ce qu'on a l'habitude de voir, il reste un livre jeunesse, donc on se doute un peu de la fin, et on imagine bien que cette histoire se finit bien. Mais les idées de l'auteur pour achever ce premier opus sont bonnes, je dirais, harmonieuses. Il y a un tout petit côté moralisateur très discret, et cette éternelle joie de vivre propre au bouquin. J'aurais peut-être simplement aimé avoir d'ores et déjà un aperçu du second tome, quelque chose qui inciterait le lecteur à attendre la suite. Pour moi, ça aurait été un petit quelque chose en plus qui m'aurait bien plu. Même si la chute est quand même très bien comme ça, rassurez-vous, ce n'est pas flagrant ou traumatisant.

Je trouve le livre-objet vraiment bien fait. Déjà, l'ouvrage contient de nombreuses illustrations en noir et blanc, qui alimentent très bien le récit. Les traits de Joëlle Passeron ne me sont pas inconnus, et j'aime sa modernité simple. De plus, il y a un réel travail au niveau de la couverture, avec de belles couleurs, un marque-page détachable, des rabats... Et le titre est lui aussi bien choisi, attrayant, représentatif de l'histoire, et moderne.

Bref, je crois que vous avez compris que j'ai été charmée par cette très jolie découverte. Pour de jeunes lecteurs ou des un peu plus vieux, ce premier tome est une bouffée d'air frais, dont je retiens surtout la richesse culturelle et l'humour. Je vous la recommande tout à fait, pour vous, pour offrir... Cette série est un réel plaisir, alors, pourquoi s'en priver ?!

Livre se trouvant dans ma propre bibliothèque.

♥♥♥♥
J'ai adoré !

Livre reçu grâce aux éditions ABC Melody. Merci à eux !

25 octobre 2016

Le Je de trop

Couverture Le je de tropLe Je de trop

Titre : Le Je de trop
Auteur : François Belley
Editions : L'écriveur
Année de parution : 2016
Pages : 176 pages
Prix : 15€

Résumé :

11 septembre 2022.
Pour la première fois en France, un internaute se voit infliger une peine d'un an ferme sans Internet. Plongé jusqu'alors dans la grandeur du monde facile de l'accès - de l'accès au temps, de l'accès à l'information, de l'accès à la connaissance, de l'accès à l'autre, de l'accès à un "Moi" devenu roi -, Larry Jonnes se voit frappé du choc de la déconnexion. Loin du Cloud et des réseaux sociaux, ce game designer dans l'industrie du jeu vidéo découvre l'horreur d'une vie devenue impossible sans son "@".

Mon opinion personnelle :

Je commence par remercier François Belley pour l'envoi de cet ouvrage incroyable !

Les premières choses à m'avoir tapé dans l'oeil avec ce livre furent la couverture et le résumé. Ce dernier m'intriguait ; il proposait quelque chose de totalement original, mais de totalement parlant. J'étais donc très curieuse de découvrir cet univers, et de voir de quelle manière l'auteur avait pu tourner cette excellente idée. Et je peux vous assurer que je n'ai pas été déçue du voyage...

Le travail effectué autour des personnages est excellent, frappant de réalisme. Le narrateur, Larry, est un homme que nous pourrions toutes et tous être. Il a ses défauts, ses qualités ; il n'est pas embelli pour en faire un héros de fiction. Il est tout ce qu'il y a de plus humain, afin de permettre au lecteur une véritable identification. Ce personnage évolue énormément tout au long de la lecture, nous révélant de nouvelles facettes de sa personnalité, toujours plus proches de la réalité. Les personnages secondaires sont eux aussi de réelles réussites, principalement pour les mêmes raisons que le protagoniste. Néanmoins, contrairement à la grande majorité des livres, ils sont, à mon sens, très, très secondaires, à l'exception peut-être de la mère du narrateur. Problème ? Pas du tout. Au contraire, j'ai apprécié le fait de pouvoir me concentrer sur le personnage principal, pour mieux le cerner, mieux percevoir ses changements. Sans pour autant avoir des secondaires totalement bâclés. Bref, j'y ai trouvé de l'originalité, et ça m'a beaucoup plu.

J'ai été très, très impressionnée par l'écriture de l'auteur, grâce à plusieurs points. Sa fluidité d'abord, qui permet une lecture qui accroche directement l'intérêt du lecteur, pour ne plus jamais le lâcher. Ensuite, sa richesse. Le style est là, usant des bonnes figures de style au bon moment, donnant au récit un aspect littéraire juste comme il faut, rythmant le texte de manière à le rendre vivant. Mais surtout, ce qui m'a le plus frappée dans cet ouvrage, c'est la facilité avec laquelle l'auteur parvient à saisir son lecteur. Il écrit, l'air de rien, je dirais presque, en toute simplicité, et pourtant, il vous chavire. J'y reviendrai plus bas, mais retenez déjà qu'avec son livre, l'auteur vous colle une vraie claque. Et ça, c'est ce que j'appelle le talent. Tout simplement.

A présent, l'intrigue. Alors là, j'ai tellement de choses à vous dire ! Je déborde d'enthousiasme pour cette histoire, vraiment. En premier lieu, j'ai été séduite par l'aspect atypique de ce livre. Vous allez me dire, un roman qui se passe dans le futur, ça n'a rien de singulier. Et pourtant ! Bien au contraire, je crois que c'est LE roman futuriste le plus original que j'aie jamais lu. Car c'est, pour moi, le plus probable. L'auteur nous propose un avenir relativement proche, et surtout, loin d'être démesuré. Ce dont il vous parle, cela a de fortes chances de nous arriver un jour. Je me suis sentie extrêmement concernée par cette lecture. Ce bouquin, qui dénonce la place que le virtuel a pris dans nos vies, m'a fait un effet terrible. Parce que parfois, souvent, trop souvent, je me reconnaissais entre les lignes. Les réseaux sociaux, le Web général, sont devenus des acteurs prépondérants de nos vies. Et ce roman vous permet d'en prendre conscience. Mais attention ! Sans jamais adopter un ton moralisateur. Ce que j'ai sincèrement apprécié. On pose un constat devant le lecteur, et après, ce dernier en fait ce qu'il veut. Libre à lui d'être électrocuté ou non par ce qu'il découvre. En ce qui me concerne, j'étais, de temps en temps, mal à l'aise. Tout bêtement parce que je me sentais visée, coupable. Et cette culpabilité est loin d'être dérangeante à la lecture, au contraire. Sans jamais vous accuser, ce récit vous assène un coup aussi délicieux que monumental. Progressivement, on assiste à la descente aux enfers du personnage principal, comprenant ainsi la dépendance dont il est, dont nous sommes victimes. C'est glaçant de réalisme. Certaines phrases sont encore plus percutantes que d'autres, et vous les relisez plusieurs fois, la gorge nouée, pour être bien sûr que oui, vous avez l'impression de vous voir entre les lignes. J'ai adoré être ainsi bousculée. Il s'agit plus ici d'un ouvrage de réflexion qu'un ouvrage d'action, même si, bien entendu, il y a juste assez de péripéties pour ne pas rendre la trame totalement plate ou cérébrale. Une des critiques qui pourraient facilement être faites à cet ouvrage serait de dire qu'il caricature beaucoup trop. Je ne suis pas d'accord. Oui, évidemment, il y a un peu de caricature. Mais pas tant que ça. Dire que tout n'est que traits grossis serait de la mauvaise foi. Et surtout, je ne serais pas étonnée que d'ici quelques années, cette mince caricature soit devenue une réalité. Ce livre vous met en garde, et le fait avec les moyens qui sont les siens, à savoir les mots. Jouer sur les mots est un art dont il se sert très bien, pour mieux servir son analyse de la société numérique que nous sommes en train de devenir. Il y a un travail époustouflant autour de la psychologie du personnage, de sa presque folie, en fait. C'est absolument saisissant.

La chute est tout à fait à la hauteur du reste du récit. Il faut être concentré pour la comprendre, mais avec un tel début d'ouvrage, vous ne pouvez qu'être absolument hypnotisé par votre lecture. Je n'ai pas trop envie de vous en dire, afin de ménager le suspense à propos du fin de mot de l'histoire. Mais je peux au moins vous dire que vous aurez l'impression de voir votre esprit fou se court-circuiter. D'une certaine manière, vous ne faites plus qu'un avec le livre. Vous faites ce que vous voulez avec le message délivré. Mais ce que je peux vous garantir, c'est que, peu importe si vous décidez d'en tenir compte ou non : Quel que soit votre choix, cette fin vous hantera ; elle restera dans un coin de votre tête. Ce bouquin est de ceux que vous ne pouvez pas oublier, car ils changent quelque chose en vous, ils touchent à votre vision du monde. Personnellement, je ne m'en suis toujours pas remise, et j'y repense encore souvent. (Alors que ma lecture commence à dater, shame on me) C'est un ouvrage mémorable, et je pèse mes mots.

Je vous l'ai déjà dit, j'adore la couverture. Elle est très classique, sans fioriture, et pourtant, idéale pour représenter l'ouvrage qu'elle renferme. Ses couleurs neutres, son côté brouillon et manuscrit, tout me plait, même le format du livre-objet. Le titre est également très bien trouvé, parfait pour ce récit, fortement symbolique, intelligent, bref, tout me va dans cet ouvrage.

S'il y a bien une chose à retenir de cette chronique, c'est que vous vous devez de lire ce roman hors du commun. Le message qu'il véhicule doit être entendu par tous. Le talent de François Belley m'a charmée, et est totalement au service de l'histoire. Je suis épatée, et ne peux que vous recommander ce livre, qui fait partie de ceux qui mériteraient d'être davantage connus. Ne passez pas à côté, laissez-vous, vous aussi, être un peu bousculé...

Livre se trouvant dans ma propre bibliothèque.

♥♥♥♥♥
Coup de coeur !

Livre reçu grâce à François Belley. Merci à lui !

2 octobre 2016

William Clarck Mission 1 : L'éminence bleue

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William Clarck Mission 1 : L'éminence bleue

Titre de la série : William Clarck
Titre du tome : Mission 1 : L'éminence bleue
Auteur : Guillaume Benech
Editions : Michel Lafon
Année de parution : 2016
Pages : 293 pages
Prix : 14,95 €

Résumé :

A 15 ans, William Clarck est un apprenti hacker à tendance kleptomane qui utilise ses talents pour restituer à ses camarades les objets confisqués par leurs professeurs. Jusqu'au jour où il se fait prendre et finit au poste. Il pensait que sa vie n'allait plus jamais être la même, mais il n'imaginait pas à quel point. De retour chez lui, il découvre avec horreur que sa mère a été assassinée et son père lui révèle une vérité incroyable : Agent spécial, il a été démasqué et toute sa famille est désormais en danger... William, aidé par sa meilleure amie Zoé, subtilise un téléphone-Taser aux services secrets auxquels il a été confié. Ensemble, ils se lancent dans une périlleuse aventure à la poursuite de l'insaisissable tueur qui a juré la perte des Clarck.

Mon opinion personnelle :

Je commence par remercier Guillaume Benech pour l'envoi de son excellent ouvrage !

Souvenez-vous, il y a un peu moins d'un an, je vous parlais déjà des toutes premières aventures de William Clarck, à l'origine auto-éditées. Depuis, leur auteur, Guillaume Benech, a parcouru bien du chemin, et vient de publier une nouvelle version des exploits de son jeune héros. Une nouvelle version qui surpasse les précédentes, et qui nous laisse à penser que Guillaume n'a pas fini de nous surprendre...

Nous rencontrons des personnages forts, attachants, intéressants. Le narrateur, William, est un adolescent futé, surprenant. Doté d'une grande générosité et de la fameuse fougue de la jeunesse, il fascine le lecteur, l'entraîne derrière lui sans lui laisser une seule seconde d'hésitation. Réfléchi malgré tout, il fait bien preuve d'une certaine maturité, ce qui nous évite la torture des jeunes héros insupportables de puérilité. William va au-delà des clichés, et il en est de même pour son amie Zoé. Cette dernière est pétillante, une boule d'énergie et d'audace. Ce duo se complète, offrant un bon équilibre au roman. Que vous dire des personnages secondaires ? Il y en a un bon nombre, mais chacun d'entre eux est travaillé, approfondi. Les personnalités créées, qu'elles soient bonnes ou méchantes, semblent si naturelles qu'elles nous paraissent vivantes. Bref, rien qu'en suivant tout ce petit monde dans ce bouquin, vous savez que vous allez passer un agréable moment de lecture.

Je suis absolument séduite par le style d'écriture de l'auteur. Rappelons ici que ce dernier n'a que 16 ans, et que, même si je suis la première à dire que l'âge n'est qu'un chiffre... C'est un fait à rappeler pour insister encore plus sur le talent de Guillaume Benech. Dès les premières pages, le lecteur se trouve happé par l'écriture, énergique, envoûtante. J'ai énormément apprécié l'authenticité qu'il a choisi de laisser dans ses dialogues, n'hésitant pas parfois à utiliser la vulgarité pour marquer les esprits. Le style est de ceux qui vous portent l'air de rien, qui vous font dévorer un ouvrage entier sans même que vous vous en rendiez compte. Une chose est sûre ; Guillaume possède cette si belle étincelle qui permet à quelqu'un écrire, et même de bien écrire. Voire très bien. Ou même très très bien.

Venons-en au plus intéressant, à savoir l'intrigue. Dès les premières lignes, le lecteur est mis au parfum : Pléthore d'action il y aura. Il se dégage de ces pages une telle énergie que je peux clairement vous dire que cette histoire, c'est de la bombe. Il s'agit d'un roman explosif. Les débuts prennent assez vite place, le rythme du récit s'installe rapidement. Les premiers chapitres vont clairement vous secouer ; ici, on ne cherche pas à naviguer dans la facilité et la bonne humeur. Cet ouvrage possède des facettes bien plus sombres, des moments bien plus durs. J'ai adoré ce principe, cette audace de ne pas cloisonner un roman pour adolescents à quelque chose de simple et léger. Certes, il y a de la bonne humeur, un certain humour. Mais pas que. Et c'est suffisamment rare dans la littérature jeunesse pour être souligner. Cependant, je précise que ce n'est pas principalement par son originalité que ce roman brille. L'imagination de l'auteur est débordante, elle se renouvelle sans cesse, permettant ainsi à l'histoire de fournir tout de même une dose d'innovation. Mais le thème de l'espionnage est un classique, ce qui fait que le plus intéressant ne réside pas dans les fondations de ce roman. Non, le plus pertinent se situe dans ce que l'auteur parvient à faire de ce sujet déjà vu. Il lui insuffle un nouvel air, plus moderne, plus proche du lectorat. Et bonus non négligeable, il rend son lecteur intelligent ! En effet, j'ai été épatée par le savoir technologique et scientifique que renferme ce livre. Il y en a partout, et pourtant, cela ne rend pas le texte lourd ou difficile. Au contraire, cela le rend plus crédible, plus soutenu. Et forcément, cela ne fait que renforcer la maturité du roman. Ici, les péripéties sont nombreuses, créatives, variées. Il y a un réel suspense, le souffle court, on découvre petit à petit des révélations de plus en plus hallucinantes, entrecoupées par des rebondissements aussi délicieux qu'inattendus. Lorsqu'on pense toucher la vérité du bout des doigts, elle s'éloigne un peu plus. C'est aussi sadique que goûteux. Impossible de s'ennuyer avec un livre pareil ! Autre point que j'ai adoré, c'est le côté "Tout est lié". Effectivement, dans ce récit, le hasard n'a pas de place. Chaque petit détail est à retenir avec attention, car vous pouvez être sûr qu'il vous reviendra par la suite. Chaque mot de ce travail est soigneusement pensé, avec une précision d'enfer. Ceci est une énième preuve de la qualité de ce premier tome, que vous vous devez absolument de découvrir. Il réunit absolument tous les ingrédients nécessaires pour assurer un succès littéraire, cela ne fait aucun doute.

La fin est... Cruelle ! Je vous préviens tout de suite que l'attente pour le prochain tome va être longue. Pour mon plus grand plaisir, la chute fait cafouiller un peu plus votre esprit, brouille les pistes, mêle les fils. Vous ne savez plus trop où vous en êtes, rien ne se passe vraiment comme vous l'attendiez... C'est parfait. L'angoisse est là, le happy end est loin, c'est tout ce que j'aime. Certaines questions ont leur réponse, d'autres, toujours pas. D'autres encore se forment dans les dernières pages. Les pistes lancées pour le prochain opus des aventures de William semblent démentes, et je suis très confiante pour la suite. Le rendez-vous est prévu pour dans un an environ, et l'attente va être longue, croyez-moi ! La preuve que ce roman dégage un véritable magnétisme, qu'il se dévore plus qu'il ne se lit et que vous ne pourrez plus vous en passer : A peine terminé, vous en redemanderez !

La couverture correspond parfaitement bien à l'état d'esprit du bouquin : Couleurs vives, mouvement, explosion. Tout y est ! L'œil du lecteur est donc attiré. Il en est de même pour le titre de la série, qui, étant éponyme, représente évidemment bien le récit. Quant au titre du tome, il a un petit côté mystérieux, scientifique, qui m'a beaucoup plu aussi. Je n'arrive donc pas à trouver de reproche à faire à ce bouquin, désolée...

Au final, vous l'aurez compris, vous ne pouvez pas laisser passer ce bouquin, premier pas d'un futur grand auteur, à ne pas en douter. Grâce à une écriture captivante, à une énergie épatante, et des personnages sincères, Guillaume Benech vous embarque pour un voyage inoubliable à travers Londres et les coulisses de l'espionnage. Garçon ou fille, grand ou petit, espion en herbe ou non, je vous ordonne de vous plonger rapidement dans cette aventure inoubliable. Pour ma part, je vais à présent prendre mon mal en patience en attendant le deuxième tome... Brillant, décapant, saisissant, ou tout simplement, à lire !

J'ai adoré !

Livre se trouvant dans ma propre bibliothèque.

24 août 2016

Songe à la douceur

Aujourd'hui sort un livre pas comme les autres.
Pour l'occasion, je ne pouvais que vous faire une chronique pas comme les autres.

Tout début 2016, j'ai eu le très grand honneur de pouvoir lire en très grande avant-première le nouveau roman de Clémentine Beauvais, aux éditions Sarbacane. 

Ce roman, c'est Songe à la douceur.

Songe à la douceur, c'est ça :

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Mais aussi ça :

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Et ça :

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Et même ça :

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Et enfin ça :

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Parce qu'à la base, Songe à la douceur, c'est surtout ça :

Afficher l'image d'origine        +        Afficher l'image d'origine
Si vous ne connaissez pas trop ni la gauche ni la droite, le blog de l'auteure et son article sur les Onéguineries existent pour vous : ICI ! Ou LA. Ou JUSTE LA. Au choix.

Et comme le disent si bien les éditions Sarbacane, ce livre pourrait se résumer à ça :


Vous l'aurez compris, à lui tout seul, Songe à la douceur représente beaucoup de choses. 

Lors de ma lecture du tapuscrit au mois de Février, une des missions que m'avaient confiées les éditions Sarbacane était de décrire ce livre comme si je le décrivais à un ami. Alors, pour l'occasion, j'ai joué la carte de la fiction. Voici donc quelques mots romancés sur ce qu'est Songe à la douceur pour moi :

«  Elle était là, assise sur un banc d’un vert blanchi par le temps. Son regard baissé vers ce qui semblait être un livre, elle ne prêtait attention à rien de ce qui l’entourait. Elle était belle ainsi, à ne voir que ce qu’elle lisait. Il avait envie de lui parler. Il n’avait jamais su trouver les bons mots pour aborder les filles comme elle, celles qui pouvaient rester seules, assises sur un banc, à dévorer un ouvrage qu’elles semblaient trouver passionnants. Pourtant, il fallait qu’il lui parle. Trois enjambées, les plus spontanées de sa vie, et il était assis à ses côtés.

- Bonjour, tenta-t-il. 

Sans se détourner de sa lecture, elle lui répondit poliment. Puis, ce fut tout. 
Tout ? Non. Cela ne pouvait pas s’achever ainsi. Il s’était assis auprès d’elle, après tout. Il méritait plus.

- Puis-je vous demander ce que vous lisez ? Vous m’avez l’air si… Fascinée.

Cette fois-ci, elle prit le temps de le regarder, les yeux embués d’émotion. 

- Songe à la douceur, de Clémentine Beauvais. Une histoire d’amour aussi délicieuse qu’atypique.

- Comment une histoire d’amour peut-elle être atypique ? Un mec rebelle fait succomber une fille coincée, ils font 300 pages de « Je t’aime-Moi non plus », puis finissent au lit sans qu’on comprenne vraiment pourquoi, avant de conclure sur une déclaration pseudo-sentimentale. C’est atypique pour vous, ça ?

- Songe à la douceur n’est pas de ces histoires fades et inutiles. Il trouve la beauté dans la simplicité, dans la réalité. Ce roman est ce que vous n’avez jamais lu, et que vous ne relirez pas ailleurs. Il vous fait découvrir ce qu’est vraiment l’amour. Il vous fait tomber amoureux de ses mots. Il vous prend aux tripes, vous déchire, vous chavire, comme une splendide bourrasque, inattendue, et pourtant si cinglante. C’est plus qu’un livre, c’est une réflexion sur ce qu’on pense savoir des sentiments, des relations. Avec lui, vous comprenez enfin que vous ne savez rien. Imaginez. Au carrefour de la vie, alors que vous pensez savoir quelle route emprunter, vous tombez sur un amour manqué. Avant qu’il ne vous file entre les doigts, vous courrez pour le rattraper.

- Et ? Vous le rattrapez ?

- Ça, pour le savoir, il faut découvrir ce livre. 

- Oui, vous le rattrapez. C’est évident, c’est une romance.

- Il faut le découvrir, je vous dis. 

- Je n’aime pas vraiment lire.

- En réalité, ici, il ne s’agit pas vraiment de lire. Vous ne lisez pas. Vous ressentez. Vous aimez. Vous ne faites plus qu’un avec ce récit. Vous en faites partie intégrante. Ou c’est lui qui fait partie de vous. A vrai dire, je ne sais plus trop. J’ai perdu la tête avec ce livre. J’ai perdu tous mes repères, j’ai appris à tout reconsidérer. J’ai appris à vivre, aussi. Vous savez, il y a des livres qui changent votre vie. Je crois que celui-ci en fait partie. Puissant, hors du temps, envoûtant. C’est ainsi que j’aime le décrire, quand j’y pense. C’est une parenthèse qu’on voudrait ne jamais fermer. Il ne faut pas en avoir peur. Il ne vous veut que du bien, vous savez. Il réussit tout ce qu’il promet. 

- Même me convaincre ?

- Surtout vous convaincre. Il convaincra n’importe qui, même les plus réticents comme vous. Vous aimez vivre ?

- Euh, oui, j’imagine que oui.

- Alors vous aimerez ce livre. Parce que c’est comme cela que vous vous sentez, en le lisant. Vivant. 

Ils étaient là, assis sur un banc d’un vert blanchi par le temps. Leurs regards liés l’un à l’autre, ils ne prêtaient attention à rien de ce qui les entourait.

Plus tard, on dira que c’est par une histoire d’amour manqué que tout a commencé. »

En fait, Songe à la douceur est tout simplement une perle rare. Un des plus beaux livres que j'ai jamais lus. La preuve avec un Tweet, posté il y a quelques mois déjà :


Et puis ce Tweet est devenu une quatrième de couverture... Malgré la petite coquille dans le nom du blog, c'est bien moi qui suis citée, aux côtés de blogueurs au top que vous vous devez de connaître.

 

Ainsi, Songe à la douceur, c'est beaucoup d'émotions, beaucoup de talent. Mais c'est principalement à lire, à déguster. A relire, même. 

C'est aujourd'hui chez votre libraire préféré, et c'est à ne pas manquer.

Je compte sur vous. Vous ne le regretterez pas. C'est promis.

Songe à la douceur, ou 248 pages pour LE livre de l'année.

...

Bah alors, qu'est-ce-que vous faites encore là ?! La librairie, c'est pas par là ! Zou !