30 août 2015

L'équation de l'amour et du hasard

Couverture L'équation de l'amour et du hasardL'équation de l'amour et du hasard

Titre : L'équation de l'amour et du hasard
Auteure : Jennifer E. Smith
Editions : Le Livre de Poche (Jeunesse)
Pages : 427 pages
Prix : 6,90 €

Résumé :

Les probabilités pour que LE jeune acteur du moment et LA demoiselle-tout-le-monde se rencontrent ? Minimes, voire nulles. Pourtant, une simple faute de frappe dans une adresse email, et c'est le début d'un échange de messages irrésistibles entre Ellie et Graham. L'amour serait-il en train de pointer son nez ? Malheureusement, lorsque Graham débarque -par hasard ?- pour le tournage de son nouveau film dans la petite ville où vit Ellie, rien ne se passe comme dans les comédies romantiques.

Mon opinion personnelle :

Je commence par remercier Betty et les éditions Hachette pour cet envoi fantastique !

L'été (Même à sa fin) est propice aux histoires d'amour. On a envie de rêver, de se détendre, et donc d'en lire de belles. Jennifer E. Smith est une auteure que je souhaite découvrir depuis longtemps. Alors, lorsque j'ai eu l'occasion de combiner les deux, je n'ai pas hésité une seconde. Et j'ai bien fait, car j'ai passé un excellent moment !

Les personnages, quoique classiques, sont très séduisants. Ellie est la jeune fille que tout le monde connaît, à laquelle on s'identifie facilement. Discrète, pure, simple, on s'attache de suite à elle. Mais elle n'est pas seule la demoiselle lambda qui pourrait devenir ennuyeuse, puisqu'elle traîne derrière elle un passé lourd, mais captivant... Pour ce qui est de Graham, et bien, je ne vais pas vous le présenter. Comprenez, il est tellement bien ce garçon, faudrait pas que vous me le piquiez... Plus sérieusement, j'ai beaucoup aimé ce personnage. (Nan ?! On n'aurait pas deviné.) Charmant, humain avant tout, généreux, amoureux, il a tout pour plaire. Doté d'un certain sens de l'humour et d'un talent d'acteur inné, sans pour autant être prétentieux ou inaccessible, c'est le mec parfait. Autre personnage que j'ai plutôt bien aimé, c'est l'agent du jeune acteur, Harry. Sous ses airs hollywoodiens et peu aimables, il a en réalité un coeur d'or, et un esprit vif. J'ai en revanche eu plus de mal avec Quinn, la meilleure amie d'Ellie. Plutôt immature, un peu égoïste, et peu présente pour la jeune héroïne, ce n'est probablement pas l'amie dont on rêve tous... Mais dans l'ensemble, même si les personnages n'innovent pas beaucoup, ils ont le mérite d'être plaisants à suivre dans leur aventure.

L'auteure a un style très agréable à lire. Il est, dans l'ensemble, plutôt doux, comme un bonbon qu'on savoure lentement pour ne pas trop vite le finir. Affublé d'une petite touche d'humour, ce roman est globalement léger. Mais il n'y a pas que cela, il y a aussi des choses plus dures qui sont abordées. Toutefois, très rapidement, le style nous embarque, et on n'a plus envie de se défaire de cette histoire si confortable. Jennifer E. Smith parvient très bien à faire passer n'importe quel sentiment à travers ses mots si bien choisis. Pour se détendre, rien de tel que cet univers si apaisant en apparence, mais qui cache bien d'autres secrets plus tumultueux... (Cette phrase est un paradoxe à elle-seule, mais en fait, elle représente bien l'atmosphère du livre, donc je vous la laisse.)

L'intrigue m'a tout simplement charmée. Alors oui, ce n'est pas de la grande littérature, ce n'est pas très original, ce n'est pas très réaliste, ce n'est pas très sérieux, ce n'est pas très enrichissant, ce n'est pas très culturel, c'est bon, j'ai bien compris. Mais de temps en temps, ce genre de lectures, ça fait du bien. D'autant plus que n'exagérons rien, celle-ci n'est pas totalement niaise, elle a tout de même une certaine profondeur. Nous commençons donc avec un petit côté très moderne, avec l'idée des mails erronés. Même, si, au premier abord, c'est un peu gros, et on se prend vite au jeu. Je n'ai à peu près qu'une critique à faire à ce roman, et je vais donc la faire dès maintenant : J'aurais aimé que les mails, et donc l'épistolaire, soit davantage présents dans cet ouvrage. Je m'attendais à avoir une grande partie de l'histoire sous forme d'échanges virtuels, et j'ai donc été un peu déçue de constater que ce n'était pas du tout le cas. Mais une fois cette déception passée, je me suis totalement laissée emporter. Quelques quiproquos, quelques sourires. Voilà comment débute ce joli récit. Ensuite, tout s'enchaîne le plus naturellement du monde. J'ai été soulagée de voir que la romance arrive assez rapidement. On ne tourne pas autour du pot, et cela permet de se concentrer également sur les autres aspects de l'intrigue. Cette histoire d'amour, elle est belle. Elle est sans prétention, elle sonne juste. Sans être dégoulinante, on la sent sincère et touchante. Il était fondamental de réussir cet élément, étant donné qu'il s'agit tout de même de l'idée principale du bouquin. Oh, elle n'est pas sans surprise ou sans rebondissement, au contraire ! On ne s'ennuie pas avec elle, et le joli couple est inlassable. Cependant, pour booster un peu son histoire, l'auteure n'hésite pas à y ajouter de nombreux mystères. J'ai beaucoup apprécié toute cette partie autour des passés respectifs d'Ellie et Graham. Elle permet en effet de mieux rythmer leur relation, et de lui redonner du souffle à la moindre faiblesse. La complicité dont les deux jeunes gens font preuve est accueillante, on aime passer du temps auprès d'eux. Elle est propice à de nombreuses péripéties, à des discussions pas toujours très joyeuses, qu'ils n'auraient jamais eu s'ils n'avaient pas été si proches. Dans un décor paradisiaque, on se sent comme dans un cocon. Autrement, j'ai trouvé très pertinent le principe de montrer l'envers du décor du star-system américain. Le lecteur ne sent alors pas en retrait, mais plutôt totalement impliqué dans l'histoire. Il y a vraiment un feeling avec ce livre, ça ne s'explique pas vraiment. Sans aller chercher midi à quatorze heures, il remplit son job : Celui de vous faire passer un excellent moment.

La fin est... Etonnante. On s'attend plutôt à une happy end très colorée. C'est ce qu'on trouve, mais pas seulement. En effet, j'ai été agréablement surprise de comprendre que l'auteure n'allait pas tout résoudre, pas nous faire basculer sur la planète Bisounours. Au contraire, elle préserve une once de mystère, et opte pour une fin très ouverte. D'un côté, certaines assurances m'ont manquée. Mais de l'autre, cela paraît plus crédible que ce à quoi on se serait attendu. On referme le livre avec un sourire béat aux lèvres, mais aussi avec quelques petites interrogations qui demeurent. Je ne sais pas si cette lecture sera inoubliable. Du moins, elle m'aura vraiment plu, et m'aura mise de bonne humeur pour la journée. (Quand je vous dis que ça se dévore, cette petite chose !) Néanmoins, je dois admettre une chose : Je ne serais pas contre une éventuelle suite... Même si la chute se suffit à elle-même, il y aurait encore plein de choses à raconter, plein de détails à creuser. Alors, why not ?! A suivre...

La couverture est très simple. Elle représente donc bien l'histoire, avec la note de couleurs juste comme il faut. Quant au titre, je le trouve dément. L'expression est bien trouvée, et c'est exactement ça. (Oui, moi, la Littéraire à 3,4/20 de moyenne sur le dernier trimestre de Maths de ma vie, je vous dis aimer un titre qui comporte le mot "équation". Comme quoi, ce bouquin est à lire, il vous ensorcelle !) Toutefois, je vous invite à aller consulter la couverture du grand format, que je trouve encore plus belle et représentative du roman...

J'espère donc que vous aurez compris que je vous recommande très vivement cette petite douceur. Parfaite pour se mettre d'aplomb pour la rentrée, ou simplement pour ne pas se prendre la tête, tout en rêvant un peu. Cette romance est l'assurance d'un bon moment romantique et gai à souhait. A lire !

J'ai adoré !

Livre se trouvant dans ma propre bibliothèque.

     

Livre reçu grâce au site Lecture-Academy et aux éditions Hachette. Merci à eux !

28 août 2015

Argentina, Argentina...

Argentina, Argentina...

Titre : Argentina, Argentina...
Auteur : Christophe Léon
Editions : Oskar
Année de parution : 2015
Pages : 224 pages
Prix : 9,95 €

Résumé :

C'est une histoire d'amour et de haine, dans l'Argentine de la dictature. C'est le récit d'une famille anéantie par l'ordre tortionnaire. C'est l'enfant Ignacio, arraché à ses parents alors qu'il n'a que six ans, et élevé par le colonel Gutiérrez et sa monstrueuse femme. Dans le Buenos Aires d'aujourd'hui, l'homme Ignacio se souvient. De tout. Alors il parle. Il nous parle. Ecoutez son histoire.

Mon opinion personnelle :

Je commence par remercier Angélique et les éditions Oskar pour ce superbe envoi !

Je ne saurais vous dire vraiment ce qui m'a convaincue de lire ce roman. J'ai abordé l'histoire de l'Argentine en cours d'Espagnol, et j'étais donc curieuse d'approfondir encore plus ce sujet. Et puis, cette histoire d'adoption m'intriguait... Je me suis donc jetée la tête la première dans cette lecture, et j'ai vraiment bien fait.

Les personnages sont très étonnants, mais surtout très attachants. Le narrateur, Pascal, est, chose étrange, un journaliste. Le point de vue est donc différent de celui insinué dans le résumé. Ce choix m'a un peu surprise au premier abord, mais je l'ai en fin de compte trouvé très judicieux. Ce jeune homme un peu brut de pomme est cependant très intéressant, car la curiosité et la vivacité d'esprit qui l'animent permettent au récit d'aller toujours plus loin. Tout au long du livre, il interviewe donc Ignacio, mystérieux jeune homme au sombre passé. J'ai éprouvé beaucoup de tendresse pour ce protagoniste, qui garde la tête haute malgré tout ce qu'il a enduré, et qui se confie, sans pudeur, sur le traumatisme de son enfance. Chaque personnage de son histoire n'est que cité et décrit, mais il le fait si bien qu'on le sentirait presque vivant. J'ai du mal à exprimer clairement ce qu'on ressent face à tous les noms qu'on croise dans ce roman. Mais croyez-moi, chacun à sa façon vous bouleverse, et vous semble étrangement réel...

Très rapidement, on se fait à la plume de l'auteur. Elle nous embarque pour des découvertes fascinantes, qui vous surprennent et vous touchent. Le principe de l'interview  permet en effet d'amener de façon logique le récit d'Ignacio, tout en gardant un pied dans l'Argentine d'aujourd'hui pour une sorte de comparaison. Les mots sont simples, mais saisissants. Ce livre est sans prétention, et c'est ce qui fait toute son efficacité. Il se dévore sans même qu'on s'en rende compte, tout est si coulant et accueillant... Malgré la dureté de l'intrigue, Christophe Léon parvient à rendre les choses plus faciles, et plus accessibles, et c'est tout à son honneur.

Le plus terrible dans ce bouquin, c'est de se dire que même si cette histoire est une fiction, elle n'en reste pas moins très proche de nombreuses réalités. Ce n'est pas un ouvrage facile, mais je trouve qu'il est très important de le lire. Il traite en effet de la lourde histoire de l'Argentine prisonnière d'une dictature effroyable. C'est un pan de l'Histoire que je connaissais assez peu, puisqu'il ne va pas partie des thèmes vraiment bien abordés dans les programmes scolaires. Enfin, pour ma part, ce ne fut pas le cas. Ignacio narre donc son histoire dans les moindres détails, de son premier souvenir à son dernier. J'ai apprécié le fait qu'il prenne le temps de nous parler de sa petite enfance, des temps heureux, et pas seulement de la noirceur qui l'a suivie. Malheureusement pour lui, le drame arrive assez rapidement. Il faut préciser que le récit oral du jeune Argentin est souvent entrecoupé de scènes qui se déroulent, elles, dans le présent. Ainsi, les nerfs du lecteur sont bien souvent mis à vif. Parfois, on peste de ne pas savoir tout tout de suite. Mais, avec du recul, c'est mieux comme cela. D'une part, cela permet d'étaler l'émotion, D'autre part, c'est plus réaliste. Cela permet également de lire les émotions d'Ignacio lorsqu'il explique ce qu'il a vécu. Il alterne donc l'innocence de l'enfant qu'il était, et la conscience de l'homme qu'il est devenu. Jouer ainsi entre différentes perceptions est une bonne idée, cela offre une vision parfaitement objective de la situation. Le lecteur peut ainsi mieux comprendre, et ressentir des émotions plus variées. Cependant, il y a quelque chose d'affreux dans ce bouquin. Les événements dont il nous fait part, la violence qu'il décrit... Tout cela semble si dramatique, on peine à y croire. Et pourtant... Plusieurs fois dans ma lecture, je me suis interrompue, les yeux écarquillés, avec une seule phrase en tête "Ce n'est pas possible..." Mais si, ça l'a été. Des hommes ont véritablement fait vivre de telles horreurs à des êtres humains. C'est honteux, terrifiant, vibrant, révoltant. Des familles déchirées, des gens assassinés, des enfants adoptés de force... Ce roman est une prise de conscience énorme, que vous vous devez de vivre. Tout au long de la lecture, on perçoit alors une certaine évolution aux multiples facettes. Il y a l'évolution du comportement d'Ignacio, balançant entre résignation et rébellion. L'évolution de la conjoncture de l'Argentine. L'évolution du comportement de Pascal. Notre évolution à nous, petit Européen confortable, face à toute cette vérité. De ce côté, l'auteur a, je pense, accompli sa délicate mission.

Toutefois, à la lecture de la fin, je suis devenue mi-figue mi-raison. Il n'est pas facile de conclure un roman comme celui-ci, de trouver un bon équilibre entre le drama et le j'en-foutisme. L'idée qu'a alors eu l'auteur pour achever son histoire m'a beaucoup plu. Plutôt originale, elle apporte un nouveau souffle au récit, pour le rendre encore plus marquant. J'avoue que je ne m'attendais pas à ça. Enfin, du moins, pas à L'événement qui survient. Je l'ai littéralement adoré, mais quelque chose à la toute toute fin m'a un peu refroidie. Il m'a manqué quelque chose, je suis un peu restée sur ma faim. Vous me comprendrez mieux en lisant l'ouvrage, qui en vaut le détour. Mais, quelques mots de plus n'auraient pas été de trop. Certes, garder une part de mystère est aussi intéressant, et un peu de pudeur ne fait pas de mal dans un récit déjà si "bavard". Mais... Ma curiosité de lectrice affamée en a pris un coup. Cependant, j'en ressors avec de nombreuses connaissances sur l'Argentine, et ça, c'est fantastique. Rien que pour cela, vous devez lire cet ouvrage.

Le titre est très bien choisi. Un brin mélancolique, authentique, simple, pur... Il va à ravir avec le reste du roman. La couverture me plaît également beaucoup. Les couleurs sobres, le double-visage du drapeau argentin... Chaque détail est bien pensé, et précieux.

J'ai eu beaucoup de mal à vous chroniquer ce roman, comme je vous l'expliquais sur Twitter. Néanmoins, j'espère avoir au moins réussi à vous faire passer l'essentiel : Il faut que vous lisiez ce petit roman. Non seulement vous en apprendrez beaucoup sur l'Histoire, mais aussi sur la vie, sur la chance que vous avez de vivre dans un pays libre. Sans être une partie de plaisir, ce livre est un moment saisissant, et important. A lire, sincèrement.

J'ai adoré !

Livre se trouvant dans ma propre bibliothèque.



Livre reçu grâce aux éditions Oskar. Merci à eux !

25 août 2015

Kestenpenses ? : Présentation d'un nouveau rendez-vous

Population lectrice,

Aujourd'hui, je reviens vers vous pour un instaurer un nouveau rendez-vous. Ce dernier n'aura pas de date précise, viendra de façon tout à fait aléatoire, quand j'en aurai le temps et l'envie. Ce rendez-vous, c'est le Kestenpenses ?

Kestenpenses ? concernera bien entendu toujours la littérature, les livres, etc. Mais il s'agira d'un rendez-vous plus personnel, mais aussi plus ouvert à l'échange. L'idée a germé dans mon esprit quand je me suis rendue compte que dans certaines chroniques, comme celles de Gargantua de François Rabelais ou encore de "Merci d'avoir survécu" d'Henri Borlant, finissaient par tourner à l'expression d'un point de vue plus général que celui du roman chroniqué. Je trouvais que ce n'était pas vraiment le lieu idéal pour donner mon avis sur certaines choses, mais que l'idée était à conserver. Cette dernière a été confortée lorsque certains d'entre vous, qui se reconnaîtront peut-être, m'ont dit que des articles de ce type leur plairaient.

Alors voilà, maintenant, de temps à autres, je publierai sur le blog un article, plus ou moins long, qui détaillera mon opinion sur tel ou tel point de la littérature. J'aurai probablement des idées de points à aborder, mais n'hésitez pas non plus à m'en proposer ! Car vous l'aurez peut-être compris, le but de ce rendez-vous n'est pas pour moi d'étaler mon opinion comme ça et ne rien faire derrière, cela n'aurait pas d'intérêt, et ce n'est vraiment pas l'état d'esprit de mon blog. Mon envie serait plutôt d'échanger avec vous, lecteurs, sur ces thèmes. Avoir vos commentaires, qui donneront votre avis, critiqueront ou conforteront le mien. Débattre, en quelque sorte. D'ailleurs, on pourrait faire encore mieux, car si vous le souhaitez, vous pourrez même reprendre ce rendez-vous, en me mentionnant bien entendu, mais dans l'idée de l'étendre un maximum sur la blogosphère, afin de partager encore plus des idées sur des thèmes plus généraux qu'un livre en particulier.

Pour l'occasion, j'ai créé une bannière pour le rendez-vous, plus personnelle également. De toute évidence, le but n'est pas, si vous reprenez le rendez-vous, de l'afficher sur votre blog ! Il n'y aurait pas grand intérêt à étaler ma tête partout sur le Web (Bon, elle est déjà partout, mais passons), surtout que cela ne vous représenterait pas vraiment, alors que c'est quand même le but de ce rendez-vous : S'ouvrir, s'exprimer. Mhum, oui, je suis une fervente défenseur de la liberté d'expression, vous l'aurez compris. Et je suis bavarde, accessoirement. BREF ! Tout ça pour dire que, si certains ici manifestent la volonté de reprendre Kestenpenses ?, je vous mettrai quelque part (Mail, Facebook, Twitter, Instagram, blog, comme vous voulez) la sorte d'étiquette qui est sur la photo. Comme ça, à vous de choisir le fond qui vous représente le plus, (Pas forcément une photo de vous, je sais que certains ne désirent pas s'afficher, et je les comprends ! Juste quelque chose qui vous parle et à laquelle vous vous identifiez) et d'y coller cette étiquette. Et nos bannières seront personnalisées et liées à la fois !(Bisounours power)

J'espère de tout coeur que cette idée vous plaira, et que je ne serai pas la seule à jacasser sur les thèmes lancés. C'est ma grande crainte, je vous l'avoue, et ce qui m'a fait longuement hésiter à créer ce rendez-vous. Mais un jour, quelqu'un que j'admire et respecte beaucoup m'a dit qu'il fallait savoir prendre des risques dans la vie, si l'on veut aboutir à quelque chose. Alors, je me lance ! Par contre, si au bout de quelques fois, je vois que je parle en réalité toute seule dans mon coin, j'arrêterai ce rendez-vous, car étaler ainsi sa science sans échange et partage, ça ne m'intéresse pas.

Je crois que j'arrive au bout de cette présentation ! Si vous avez une question, vous pouvez me joindre partout pour me la poser : Commentaire, mail, Facebook, Twitter, Instagram, enfin bref, vous l'aurez compris, vous n'êtes pas stupides ! De même, si vous avez des suggestions de sujets à traiter, n'hésitez pas à me les transmettre ! J'en ai déjà deux de prévu, mais je serais ravie de débattre également sur des sujets qui VOUS inspirent !

Je vais m'arrêter là, parce que sinon, on y sera encore demain. Je suis trop bavarde quand on me donne de quoi écrire ! Merci de votre attention et j'espère que vous me suivrez dans ce nouveau projet qui me tient vraiment à coeur !

Love, books and happiness,

Mathilde ♥

24 août 2015

Les clairs de lune de Théo

Couverture Les clairs de lune de ThéoLes clairs de lune de Théo

Titre : Les clairs de lune de Théo
Auteure : Mariane Oestreicher-Jourdain
Editions : Oskar
Année de parution : 2015
Pages : 165 pages
Prix : 12,95 €

Résumé :

A la mort de sa grand-mère, Théo est placé en foyer avec pour héritage une boîte contenant les disques vinyles qui ont bercé son enfance, et une somme d'argent léguée en secret pour qu'il s'achète un piano, lui qui n'en a jamais joué. Partant à la recherche de ce piano, Théo commence alors un long chemin vers son passé troué de secrets et de mensonges. De rencontre en rencontre, de sonate en prélude, d'une branche à l'autre d'un arbre généalogique blessé, Théo va découvrir ce que les adultes, lâches ou trop inquiets, ne lui ont jamais révélé. Car la musique, elle, ne craint pas de dire les choses.

Mon opinion personnelle :

Je commence par remercier Angélique et les éditions Oskar pour ce charmant envoi !

Pour un peu, je ne m'arrêtais pas sur cet ouvrage. Ce sont les mots clés ajoutés sur le programme presse des éditions Oskar qui m'ont incitée à y regarder de plus près. Finalement, je l'ai lu, et j'ai vraiment bien fait.

Les personnages sont plutôt atypiques. Le narrateur, Théo, est très étonnant. Bien que jeune, il fait preuve d'une maturité et d'un aplomb déconcertants. Bien sûr, la naïveté pure de l'enfance rôde encore en lui. Mais il a également cette espèce de force insufflée par les coups durs de la vie, qui contrastent avec ce corps d'enfant. C'est un jeune garçon criant de vérité, qui parvient facilement à nous toucher. Son éducateur, le "Viking", comme Théo l'appelle, est un grand gaillard émouvant, qui tente d'encaisser, avec un cœur débordant d'affection pour le petit garçon, J'ai énormément apprécié ce personnage, dont la douceur et la chaleur nous surprenaient agréablement. Mention spéciale également pour la jeune vendeuse de la boutique de pianos, très naturelle, généreuse, et surtout attachante. Dans l'ensemble, j'ai vraiment apprécié ces personnages très bien travaillés, qui dégageaient quelque chose de profond et de remuant, et qui, au fil des pages, se révélaient toujours plus accueillants et séduisants.

Le style de l'auteure est franchement plaisant. J'avoue qu'au début, j'ai eu un tout petit peu de mal à rentrer dans l'histoire. Il m'a fallu quelques dizaines de pages pour pleinement me faire à l'ambiance assez singulière du roman. Mais, une fois la chose faite, impossible de le lâcher. Le rythme s'accélère au fur et à mesure de la lecture, de façon à la faire monter crescendo. Bien qu'il ne s'agisse pas forcément d'un roman très drôle, on rit quand même, ému, amusé ou attendri par le comportement de Théo, innocent certaines fois, comique d'autres. Toutefois, globalement, il s'agit d'un bouquin relativement dur, plein de réalisme et d'émotions.

J'ai été très étonnée, voire même épatée, par l'intrigue. Tout commence par un drame. Un seul ? Peut-être plus. Au début, tout va très vite. On a à peine le temps de comprendre, de s'attacher, que déjà, tout est renversé. J'imagine que cette brutalité était voulue et nécessaire pour crédibiliser le plus possible le roman. La véritable histoire prend donc place. Toutefois, elle arrive de façon assez progressive, avec douceur, comme si l'auteure souhaitait ménager encore un peu son lecteur, sachant pertinemment bien ce qu'il va devoir affronter avec cette lecture. La musique fait alors sa grande apparition dans le livre. Il faut dire que cet art est véritablement le leitmotiv de l'ouvrage, ce qui l'anime et l'embellit. Il nous permet de nous laisser porter, tout en faisant mille et une découvertes fascinantes. Et c'est là que la citation de la couverture, "La musique parle encore quand les autres se sont tus", prend tout son sens. C'est exactement l'idée de ce roman. Car l'autre grand sujet de ce livre, c'est la Seconde Guerre Mondiale, la déportation. C'est grâce aux artistes que certaines choses restent gravées à jamais, et ce livre est porteur de ce message. Sous les apparences d'une famille décomposée, c'est plutôt une population brisée que l'on découvre. Ce que j'ai particulièrement apprécié dans cette lecture, c'est le fait d'approcher ce tragique passé du point de vue d'un enfant. La violence de l'Histoire se heurte à l'innocence de l'enfance, et c'est magnifique. N'y-a-t-il pas de point de vue plus objectif et franc que celui d'un petit garçon solitaire ? Toutefois, l'auteure ne s'arrête pas là. D'une façon magistrale, elle met en avant d'autres thèmes toujours plus frappants et déchirants, qui méritent plus d'attention dans la littérature jeunesse. Je les tairai, afin de vous préserver un certain suspense. Mais sachez au moins qu'ils sont logiquement choisis, et qu'ils font tous échos aux deux sujets principaux du texte. Ce bouquin ne joue cependant pas sur la surprise. Il faut être honnête : On se doute de plusieurs éléments. Mais ce qui est intéressant à voir, c'est la façon dont ces points sont abordés, intégrés au récit. Tout est bien calculé, de manière à bouleverser le lecteur sans trop le blesser. Une seule chose m'a quelque peu dérangée au fil de cette lecture. Parfois, une once de fantastique faisait son apparition dans l'histoire. Je n'ai pas trouvé cela forcément très pertinent, cette idée donnant au texte un côté un peu "grossier" qui ne lui sied pas bien. Le charme était alors rompu pour un temps, en tous cas pour moi. La magie de la musique aurait suffi. Fort heureusement, ce malus est dérisoire face à la richesse du reste de l'intrigue, qui m'a littéralement envoutée.

La chute du récit a été formidable. Sincèrement, on ne peut rêver mieux. Présentée sous forme d'épilogue, la fin est exactement comme il le fallait pour conclure ce difficile roman. Plein d'espoir, avec une légère morale, elle achève le long puzzle qui compose cette lecture. Juste et mature, elle vous colle des frisson. Les personnages sont resplendissants, au paroxysme de leurs qualités. Chaque détail est parfaitement à sa place, et donne à croire en la vie, en la musique. Si l'on peut deviner certaines choses, on ne peut bien sûr pas tout comprendre à l'avance, et les quelques surprises qui font leur apparition sont vraiment bien trouvées. Je n'ai rien à redire, franchement, j'ai été séduite. Je ne peux que vous recommander très vivement ce roman, qui vous laisse sur une douce note de musique et d'espoir.

Le titre est bien trouvé. Les sens sont multiples, et tous collent bien au récit.  La couverture est elle aussi forte de symboles. Je vous ai déjà parlé de la citation, que j'adore. Mais si vous regardez bien, vous verrez qu'elle est loin d'être le seul détail très représentatif de l'histoire... Bon, j'avoue ne pas être spécialement fan des couleurs et du trait de crayon, mais je dois tout de même saluer leur aspect très symbolique.

Au final, il s'agit d'une très belle lecture, qui m'a agréablement surprise. J'aurais eu tort de passer à côté ! Et il en serait de même pour vous... N'hésitez pas à vous y intéresser, il en vaut le détour. Porteur d'un fort message, ce roman fait l'éloge de la musique tout en œuvrant pour la mémoire de l'Histoire. A lire !

J'ai adoré !


Livre se trouvant dans ma propre bibliothèque.



Livre reçu grâce aux éditions Oskar. Merci à eux !

16 août 2015

La Saga Waterfire Tome 2 : Rogue Wave

Couverture La saga Waterfire, tome 2 : Rogue WaveLa Saga Waterfire Tome 2 : Rogue Wave

Titre de la série : La Saga Waterfire
Titre du tome : 2. Rogue Wave
Auteure : Jennifer Donnelly
Editions : Hachette
Année de parution : 2015
Pages : 360 pages
Prix : 15,90 €

Résumé :

Serafina, Neela, Ling, Ava, Becca et Astrid ont été convoqués par un très puissant clan de sorcières. Elles ont appris qu'elles sont les descendantes directes des Six Souverains Originels. Ces mages gouvernaient autrefois l'empire de l'Atlantide. Leur mission est à présent de retrouver les six talismans leur ayant appartenu.
C'est le seul moyen de vaincre la malédiction qui a jadis détruit la cité antique... et qui menace de se répéter.
Chacune à sa façon, les jeunes sirènes vont devoir faire preuve de courage et d'intelligence, allant jusqu'à affronter la mort. Sans se douter que la menace provient d'une terrible révélation, plus violente qu'une lame de fond...

Mon opinion personnelle :

Je commence par remercier Betty et les éditions Hachette pour ce bel envoi !

Le premier tome de la série avait été une très agréable surprise, et il me tardait de découvrir la suite de ces aventures aquatiques si palpitantes. Au final, ce second tome a été passionnant, mais un tout petit chouilla micro mini en dessous du précédent.

J'ai été ravie de retrouver les personnages que j'avais tant aimés. Comme je l'avais prédit, Serafina a beaucoup mûri, et est devenue plus terre-à-terre, (Je ne sais pas pourquoi je fais systématiquement des blagues vaseuses quand je vous chronique des livres de cette série) ce qui permet au lecteur d'encore mieux cerner la profondeur de l'intrigue. Cette jeune sirène est donc très présente dans l'ouvrage. Trop ? Là est la question. En effet, les autres sirènes sont totalement mises à l'écart. Neela, éventuellement, nous fait quelques apparitions pertinentes. Ling, très vaguement. Mais alors, les autres... J'ai été assez déçue de voir que certaines des filles du groupe ne sont même pas présentes dans ce roman. On perd un peu de l'esprit d'équipe qu'il y avait dans le premier épisode, et c'est dommage. De nouveaux personnages font cependant leur apparition, pour notre plus grand plaisir. Les hommes sont davantage représentés dans ce volet, ce qui lui apporte un certain équilibre. De plus, niveau sirènes masculines, le lecteur n'est pas au bout de ses surprises... Je n'en dis pas plus !

Aucun problème avec le style de l'auteure : Il est fidèle à lui-même, c'est-à-dire fantastique. En effet, on rentre très rapidement dans l'histoire, qui est captivante, et nous empêche de refermer le roman. Les descriptions faites sont magnifiques, détaillées et spectaculaires. L'univers se complexifie encore plus, de nouveaux mots de vocabulaire inventés sont employés, et toujours aussi bien expliqués. Le rythme de lecture est excellent, il alterne aussi bien le rire que les larmes, la peur que la joie... Impossible de s'ennuyer avec ce bouquin atypique qui, à chaque page tournée, nous dévoile toujours plus de merveilles et de surprises...

Il faut donc en venir à l'intrigue. Après les révélations effectuées à la fin du premier tome, on ne pouvait que s'attendre à quelque chose de mouvementé. Fort heureusement, ce fût le cas, sans aucun doute. Cette suite se fait plus sombre, plus violente. Petit à petit, le monde aquatique est comme recouvert d'une ombre lourde, étouffante. Impuissant, le lecteur assiste à ce triste spectacle, à l'image de Serafina, qu'il suit pendant 95% du roman. Passée la stupeur des macabres découvertes qui sont faites, l'aventure démarre. Notre héroïne s'engage alors pour un périlleux périple à travers les mers, sur les pas d'une légende terrifiante. L'idée, quoiqu'assez classique quand on y repense, m'a beaucoup plu. Elle promet beaucoup de belles choses. Seulement, je n'ai vraiment pas compris le choix de l'auteure d'occulter quasi-totalement les autres sirènes. Cela m'a vraiment gênée, dans le sens que la légende les concerne toutes les unes autant que les autres, et qu’indépendamment, elles ne sont rien sans les autres... J'entends que cela peut être plus simple à mettre en place, mais j'avais un peu l'impression d'avoir été bernée, ce qui m'a laissé un goût un peu amer dans la bouche. Car à chaque nouveau chapitre, j'espérais sincèrement avoir enfin la possibilité de diversifier les péripéties et les points de vue, et à chaque fois, j'étais déçue. Malgré cela, il faut admettre que le voyage de la jeune fille est vraiment très intéressant. On découvre ainsi de nombreux paysages sous-marins divers et variés. Le danger n'est jamais loin, ce qui apporte au récit un coulis d'adrénaline très appréciable. Pour mon plus grand plaisir, sans trop vous spoiler, la romance revient. Il faut dire que j'en attendais énormément ! Et je n'ai pas été déçue. L'auteure a extrêmement bien manié les choses, c'est hallucinant ! C'est probablement ce qui m'a le plus plu dans cet ouvrage. Franchement, la surprise est phénoménale, je pense ne pas me tromper en affirmant qu'il était impossible de le deviner ! Et c'est juste parfait, car c'est pile ce qu'il fallait pour relancer l'histoire sans la compliquer, et c'est pile ce qui satisfera les réticents à la lecture du premier tome... Chut, il faut que je me taise avant de trop vous en dire ! Une fois ces énormes révélations faites, l'action n'en devient que plus brillante. Les péripéties imaginées par l'auteure sont très surprenantes, inhabituelles, et pourtant si pertinentes ! Les énigmes qui se dessinent petit à petit dans l'histoire sont elles aussi formidables, et leurs réponses le sont encore plus. La créativité de Jennifer Donnelly ne semble pas avoir de limite, et c'est ce que j'ai adoré chez elle. Elle parvient, en un seul livre, à mûrir son intrigue, tout en polissant le diamant brut qu'elle est. Dès qu'elle creuse un peu plus, le texte se fait plus stupéfiant encore, et cela ne semble jamais s'arrêter...

Et puis, avec une telle chute, comment ne pas vous dire qu'on signe tout de suite ? J'ai en premier lieu été soulagée, car on finit par délaisser un petit peu notre chère Serafina. C'est déjà un très bon point. Mais en plus, au moment où on s'y attend le moins, l'auteure obscurcit encore plus son histoire, et notre mâchoire se décroche avec fracas. Avec ce bouquin, il n'y a nul paroxysme, puisque l'auteure parvient à faire toujours plus. C'est de la magie ! Les dernières lignes nous donnent envie de crier, nos yeux écarquillés pensent mal lire. Comment peut-on terminer un roman avec un tel cliffhanger ? Je suis restée coite devant mon bouquin. J'en veux encore ! Je veux comprendre ! Je veux voir ! Cette série est comme une drogue. J'en attends énormément du prochain tome. Si les autres sirènes reviennent sur le devant de la scène, il sera juste dément. En tous cas, il promet d'être encore plus agité, et encore plus noir... Je trépigne d'impatience !

Est-il utile de vous parler de la couverture ? Tant de beauté ne veut-elle pas tout dire ? Franchement, elle est sublime. Je suis amoureuse des couleurs, des effets, des détails, de la finesse du trait. La phrase d'accroche utilisée sur le livre est elle aussi superbe, car pleine de vérité. Impossible de ne pas s'arrêter net devant un si beau graphisme ! L'intérieur est aussi beau, parsemé de fioritures et de petits éléments appréciables. Et le titre correspond tout à fait au contenu du roman. Alors, que demander de plus ?

Cette saga se confirme donc comme étant bel et à bien à suivre de toute urgence. L'absence de très nombreux personnages m'a malheureusement un peu freinée dans ma lecture, mais on sent l'énorme potentiel de cette idée originale qu'est la Saga Waterfire. Si vous n'avez pas commencé la série, je vous la recommande très vivement, pour mieux découvrir les sirènes, et pour passer un excellent moment de lecture. Si vous n'avez lu que le un, je vous conseille vivement de vous pencher sur la magnifique suite. Quant au tome 3, je l'attends au tournant... A lire !

J'ai adoré !

Livre se trouvant dans ma propre bibliothèque.

   

Livre reçu grâce au site Lecture Academy et aux éditions Hachette. Merci à eux !

13 août 2015

Quand Sophie Noël croise Louise Collet... (Ma petite soeur du séisme)

Population lectrice,

Je vous retrouve aujourd'hui pour un article très différent de ce que j'ai pu vous rédiger jusqu'à présent. Souvenez-vous, il y a peu de temps, j'ai dévoré un petit roman pour la jeunesse, L'enfant du séisme, publié aux éditions Oskar, et écrit par Sophie Noël. J'avais énormément apprécié cette lecture, et vous la recommandais vivement. Ma chronique se trouve d'ailleurs juste ici.

Quelques jours après la publication de cet article, j'ai été contactée par Marie Coste, des éditions Pétroleuses Editions, qui me proposait la lecture de leur album Ma petite soeur du séisme. J'avais déjà entendu parler de cet album lorsque j'avais effectué ma chronique de L'enfant du séisme, et étais donc ravie d'avoir l'occasion de le découvrir.


Je l'ai dévoré dès sa réception, et, après lecture, j'ai eu absolument envie de vous en parler. Je n'ai jamais chroniqué d'album sur le blog, car j'en lis vraiment très peu, et je pense qu'il serait difficile pour moi de suivre le schéma habituel de mes chroniques avec un ouvrage de ce genre. Néanmoins, il fallait que je vous présente ce magnifique album. Cet article sera donc plutôt une présentation, couplée d'une comparaison avec le roman, étant donné que l'histoire est la même, à un ou deux détails près. L'auteure est la même également, seul le format change.

Je ne vais pas revenir sur l'intrigue, puisque je vous l'avais déjà décryptée dans ma chronique. Elle est ici identique, quoique bien sûr plus brève, pour être plus adaptée pour des enfants en bas-âge. Les détails sont moins nombreux, les mots plus accessibles pour des petits. Pour avoir dans mon entourage deux petits de 2 ans et demi et 6 ans, je cerne à peu près le ton à employer pour ces âges, et il est ici idéal : Simple, mais captivant à la fois. Bref, très efficace.


Mais je dois avouer que je souhaite surtout vous parler des illustrations, qui vont vraiment la différence entre le roman et l'album. Comment vous dire qu'elles sont époustouflantes ? La couverture en elle-même vous donne un aperçu des merveilles qu'on trouve à l'intérieur. Les couleurs sont extrêmement bien choisies, douces et chaudes. Il s'agit d'un travail très aérien, superbe. Je suis très loin d'être à l'aise avec le dessin et la peinture, mais il me semble reconnaître la tendresse des aquarelles. Le trait est délicat sans être complexe, parfaitement adapté à la beauté du récit. Mais trêve de bavardage, rien de tel qu'un ou deux exemples pour cerner la richesse de ce travail...

Petit détail que j'ai également aimé : La police d'écriture. Elle est assez classique, ce qui permet donc de laisser place à la grandeur des illustrations. Cependant, il y a un certain jeu qui est mis en place avec la taille de la police. Certains mots sont plus gros que d'autres, ce qui permet de les accentuer, et de donner un rythme et un ton à l'histoire.


Voilà donc pour la description de l'ouvrage, couplée à mon avis sur son contenu. Maintenant, viens la question : Album, ou roman ? Le premier critère à prendre en compte est bien entendu l'âge de l'enfant, si vous souhaitez faire découvrir l'histoire de Sophie Noël à un petit. Pour des tout-petits, l'album sera plus adapté, pour des tous jeunes lecteurs, le roman le sera plus. Mais, vous allez me dire, s'il fallait faire un choix, sans tenir compte de l'âge. Si, maintenant, vous, derrière votre écran, vous souhaitiez, pour vous, découvrir le merveilleux récit de Sophie Noël, quelle version est la mieux ? Je vais peut-être vous surprendre, car je suis une lectrice qui a le souci du détail, et qui, dans la logique des choses, pourrait avoir tendance à sélectionner le roman. Toutefois, là, en toute sincérité, les incroyables illustrations de Louise Collet, qui n'a que 19 ans (!), priment sur le reste. Quelques mots en plus ne valent pas la force et la chaleur de ces fantastiques dessins. Alors, si vous souhaitez vous pencher davantage sur l'aventure de Flore et ses parents, sur le séisme qui a secoué Haïti en 2010, sur l'adoption d'Alexandra, mon coeur vous recommande sans hésiter l'album. Le roman est certes fabuleux, mais l'album l'est encore plus. Alors foncez.

J'espère vous avoir convaincu, car il serait dommage de passer à côté d'une telle merveille. En attendant, Louise Collet est assurément une jeune prodige à suivre, tant ses dessins respirent la maturité et l'amour... Sans oublier, bien entendu, la puissance des phrases de Sophie Noël. Mais cela, je vous en avais déjà parlé dans ma chronique du roman.


Merci encore aux éditions Pétroleuses de m'avoir offert la chance de découvrir de plus près ce merveilleux travail, et à très bientôt pour une nouvelle chronique plus académique, promis !

Love, books and happiness,

Mathilde ♥ 

PS : Toutes les illustrations utilisées pour cet article proviennent du blog de l'auteure.

Dangereuses Créatures Tome 2 : Dangereuses Trahisons

Couverture Dangereuses créatures, tome 2 : Dangereuses trahisonsDangereuses Créatures Tome 2 : Dangereuses Trahisons

Titre de la série : Dangereuses Créatures
Titre du tome : 2. Dangereuses Trahisons
Auteures : Kami Garcia & Margaret Stohl
Editions : Hachette (Black Moon)
Année de parution : 2015
Pages : 304 pages
Prix : 18€

Résumé :

Comme celui que formaient Link et Ridley, le rockeur amateur et la Sirène des Ténèbres. Depuis que Ridley a disparu, Link est prêt à tout pour la retrouver, y compris à faire alliance avec le mystérieux Lennox Gates, qui avait pourtant des vues sur Ridley. Ensemble ils vont s’enfoncer dans le vieux Sud, croiser la route d’un guitariste qui a pactisé avec le diable, tomber sur des Enchanteurs prisonniers dans des cages et découvrir une force maléfique qui menace les habitants de La Nouvelle-Orléans. Du côté de la damnation, des trahisons, l’amour paraît une bien faible arme…

Mon opinion personnelle :

Je commence par remercier Betty et les éditions Hachette pour cet envoi !

Le premier tome de ce spin-off de la série 16 Lunes m'avait tout simplement séduite. Avec une fin si... explosive, j'avais terriblement hâte de découvrir ce second tome très prometteur. Malheureusement, même si je l'ai bien apprécié, il n'a pas été à la hauteur de mes attentes...

Dans le premier épisode, les personnages m'avaient d'emblée captivée, leurs personnalités atypiques et divergentes m'avaient totalement charmée. J'ai trouvé qu'ils avaient tous trop changé dans cette suite. Link, fou amoureux, a encore mûri depuis la dernière fois. Certes, il devient plus sérieux, plus posé. Mais est-ce-vraiment le Link qu'on connaît, auquel on s'est attaché ? J'imagine que les auteures ont souhaité intégrer cette métamorphose à celle de l'intrigue, mais cela finissait pas perdre les bases que j'avais tant apprécié. Au final, Link devenait presque un ado banal, ce qui m'a déçue. Ridley est, dans ce tome, très particulière. En vérité, elle n'est bien souvent pas elle-même. Mais j'ai été très gênée de ne jamais pouvoir la cerner. Est-elle consciente de ses actes, de ses paroles ? Je n'ai jamais réussi à le comprendre. De base, cette jeune femme possède un double-visage. Cependant, là, c'était trop tortueux, je n'arrivais jamais à l'adorer ou la détester. Les personnages secondaires prennent davantage d'importance dans cette suite, ce qui, fort heureusement, allège un peu les "erreurs" commises avec nos deux héros. Mention spéciale au groupe de Link, que j'ai énormément apprécié... En revanche, le contact avec Nox n'est vraiment pas passé. Il s'agit d'un personnage ambigu, malhonnête, et plutôt irrationnel, qui m'a légèrement tapé sur le système.

Pour le premier tome, je vous avais avoué avoir trouvé le début lent à venir. Dommage : C'est pire ici. Il faut de nombreuses pages pour que l'action se mette concrètement en place. Je dois admettre que ça m'a un peu chiffonnée : On nous laisse sur une chute hallucinante, pour se replonger dans quelque chose d'assez passif... Heureusement, les auteures finissent par rectifier le tir, et une fois la première moitié avalée, la seconde défile toute seule, et il n'est plus question de reposer l'ouvrage une seule seconde. Kami et Margaret sont très douées pour faire passer la complexité de leur univers dans leurs mots. Débordante d'imagination, leur plume est riche et précise, et guide le lecteur vers un récit profond. De plus, le principe de l'écriture à quatre mains est une chose que je trouve louable, car périlleux et souvent brouillon. Ici, tout est bien organisé, pour notre plus grand plaisir.

Il faut donc en venir à l'intrigue. Curieusement, c'est là que se trouvent les plus gros problèmes de ce bouquin, mais aussi ses meilleurs atouts. Commençons par le commencent. Durant 99% du récit, Link et Ridley sont séparés, physiquement du moins. Et même sentimentalement ; c'est annoncé dès le début. OK. Donc, après un premier tome à jouer au chat et à la souris entre eux, sans compter toute la saga 16 Lunes avant, on parvient à... Ca ? Je suis désolée, mais ça n'a pas fonctionné sur moi. D'où mon ennui au début. Cela finit par être très redondant, et cette façon d'animer l'intrigue finit par s'essouffler. J'avoue n'avoir toujours pas compris ce choix...  Nous arrive donc en pleine figure un triangle amoureux. Habituellement, je n'ai rien contre eux, si c'est à petite dose. Là, franchement, j'ai été déçue de voir que les auteures ne se risquaient pas à plus original. On le sait, elles ont énormément de potentiel. Alors, pourquoi ne pas se servir de leur immense créativité ? Ce loupé aurait pu coûter cher à ce second tome plutôt mal engagé. Heureusement, la curiosité prend le dessus, et on embarque à notre tour pour une aventure pleine de surprises. Le fantastique est plus présent dans ce volet, ce que j'ai trouvé agréable, car il s'agit tout de même du fondement de l'intrigue ! Cette dernière se fait d'ailleurs plus sombre, plus mûre. Petit à petit, on sent qu'on glisse vers quelque chose de cruel, sans pitié, qui nécessite réflexion et sang froid. L'ambiance instaurée est enivrante, la noirceur emplit les coeurs et les âmes. J'aurais juste aimé que les personnages ne soient pas trop teintés par cette obscurité... Mais ça, je l'ai déjà dit. Au cours de ces pages, on voyage beaucoup. Il s'agit, pour cet ouvrage un peu morose dans ses débuts, d'un très bon point, qui apporte à l'histoire du rythme et de la diversité. De nouveaux personnages capitaux font leur apparition, et entraînent une cascade de révélations en tous genres. Tout au long de la lecture, les auteures parviennent à conserver un discret suspense, qui intéresse le lecteur sans l'entêter. La lecture se poursuit donc sans embûche pendant une bonne partie du roman. La narration est alternée entre trois points de vue, ceux de Link, Ridley, et Nox. Pourquoi pas, cela permet de bien cerner tous les aspects de cette intrigue plutôt complexe. Enfin, quand le narrateur est lucide... Mhum. Emporté par un certain magnétisme qui habite les mots, on dévore le livre sans tellement sans rendre compte, et même sans réfléchir. C'est un peu ça le problème. Car avec du recul, lorsqu'on y repense, on se rend compte qu'en réalité, on est un peu beaucoup berné. Il y a en vérité beaucoup de blablas pour pas grand chose, et une action qui, à tête reposée, est assez maigrichonne, et répétitive. Si l'on doit juger la lecture immédiate, on est donc charmé. Mais, en y regardant de plus près, on se sent un brin envoûté et aveuglé.

La fin. Parlons-en. Je sais à peine quoi en penser. Quelque part, on s'attend à cela. Ou, tout du moins, à une grande majorité de ce qui advient. Mais cela semble tellement grossier qu'on refuse d'y croire... Et pourtant, c'est bel et bien la chute. Il y a certes de très bons éléments. De nouvelles interrogations sont soulevées, de nouveaux défis lancés, on est surpris par ci, par là. Mais globalement, j'ai trouvé cette issue assez terne. Je m'attendais sincèrement à ce que tout soit remis en cause, comme les auteures savent si bien le faire. Je ne sais pas si un troisième tome est prévu. Je l'espère, car honnêtement, si c'est cela, la conclusion de toute cette aventure Ridleylinkienne, je boude, et je brûle mes deux tomes. Na. Plus sérieusement, un goût d'inachevé nous est laissé en bouche, ce qui laisse penser qu'autre chose se prépare derrière. En espérant qu'on puisse enfin retrouver Ridley et Link ensemble...

La couverture me plaît beaucoup. Le bleu ressort bien, il représente très bien un certain aspect du roman, que j'ai occulté dans ma chronique pour plus de surprises, mais qui est pourtant fondamental dans l'histoire. Le verre cassé apporte un certain style, j'aime beaucoup. Quant au titre, et bien il est parfait, car c'est totalement cela. Pour les personnages, comme pour le lecteur... (Mais oui, je m'attendais à quelque chose de tellement énorme, rapport à ce qui avait été laissé entendre dans le précédent épisode, que je me suis sentie trahie, bouuuh...)

Ma chronique en demi-teinte s'achève donc ici. Je dois dire que ce second tome est bien, mais décevant au vue du premier. J'ai passé 300 pages avec eux, et pourtant Link et Ridley me manquent. L'intrigue mûrit certes, mais peut-être un peu trop justement, ou du moins, trop vite... Je souhaitais être surprise ET passionnée, j'ai seulement été passionnée. Et c'est frustrant quand on sait que les auteures peuvent mieux faire. Si troisième tome il y a, je les attendrai au tournant, car elles n'ont selon moi plus le droit à l'erreur...

J'ai bien aimé !

Livre se trouvant dans ma propre bibliothèque.

     

Livre reçu grâce au site Lecture Academy et aux éditions Hachette. Merci à eux !

8 août 2015

Oniria Tome 2 : Le Disparu d'Oza-Gora

Oniria Tome 2 : Le Disparu d'Oza-Gora
Couverture Oniria, tome 2 : le Disparu d'Oza-Gora
Titre de la série : Oniria
Titre du tome : 2. Le Disparu d'Oza-Gora
Auteure : B.F Parry
Editions : Hachette
Année de parution : 2015
Pages : 336 pages
Prix : 16,50 €

Résumé :

Eliott, accompagné de ses fidèles amis Farjo et Katsia, a atteint le merveilleux royaumes d'Oza-Gora, où il va enfin pouvoir rencontrer le Marchand de Sable. Ce dernier est en effet le seul qui puisse libérer le père d'Eliott du songe mortel dont il est prisonnier depuis des mois.
C'est Jabus, le plus dangereux des apprentis Marchands de Sable, qui serait à l'origine de ce maléfique sommeil. La quête d'Eliott pour retrouver Jabus est d'autant plus périlleuse qu'elle se déroule sur fond d'une terrible révolution des cauchemars. À la tête de cette révolte se dresse La Bête, qui maintient prisonnière la princesse Aanor et qui est bien décidé à l'épouser de force pour asseoir son autorité !

Mon opinion personnelle :

Je commence par remercier Betty et les éditions Hachette pour ce superbe envoi !

En Décembre dernier, j'avais été séduite par le premier tome des aventures d'Eliott. Il me tardait donc de découvrir la suite, sur laquelle je fondais beaucoup d'espoirs. Le moins qu'on puisse dire, c'est que ce second épisode a été tout à fait à la hauteur de mes attentes, voire même au-dessus.

Les personnages sont toujours aussi attachants. Toutefois, j'ai trouvé qu'ils avaient vraiment évolué dans ce tome. Eliott est encore plus mature, plus vaillant. On a du mal à croire qu'il n'a qu'une douzaine d'année ! C'est un garçon très généreux, qui, dans cette suite, reste fidèle à lui-même et à ses convictions. Sa grand-mère, Mamilou, se dévoile totalement dans cet ouvrage. Au-delà de sa douceur, on découvre une femme forte, moderne, engagée. Je l'ai d'autant plus appréciée dans cette nouvelle aventure... Je suis également toujours raide dingue du duo Farjo et Katsia, qui offrent à l'ouvrage un petit côté comique délicieux, et qui étaient d'ailleurs à mon goût un peu trop effacés ici... Nous découvrons également enfin le Marchand de Sable, ainsi que d'autres gens de son entourage dont je tairai les noms. Depuis le temps qu'on l'attendait, celui-là ! J'avais peur d'être déçue par le personnage, mais pas du tout, il est exactement comme je l'espérais. Une nouvelle fois, je souhaite souligner le travail de l'auteur à propos de la construction de ses personnages, qui sont tous captivants, et uniques. 

Le style m'avait déjà envoûtée dans le premier tome, par sa justesse, sa simplicité et son efficacité. Mais là, je l'ai trouvé encore plus passionnant. Il m'a paru plus mature, on sent que le récit gagne en profondeur et en sérieux. On ne peut plus lâcher l'ouvrage, et dans les rues de Baden-Baden où j'étais en balade, je ne souhaitais qu'une chose, retourner illico presto dans ma voiture pour finir ma lecture en paix ! On passe du rire aux larmes, on est littéralement sous le charme de l'univers et de la plume de B.F Parry. Ah, et j'oubliais de préciser : Ce n'est pas parce que l'écriture est plus mature qu'elle est plus difficile. Au contraire, on s'y sent encore mieux, et il n'y a vraiment pas besoin de se prendre la tête pour apprécier cet ouvrage.

L'intrigue était donc ce que j'attendais au tournant. J'espérais de nombreuses révélations. Je n'en ai pas eu des masses, mais je n'ai pas pour autant été déçue. Si le premier tome posait adroitement les bases, ce second tome, lui, se concentre largement sur l'action. C'est un véritable feu d'artifice, il se passe beaucoup de choses, partout. Le cadre se fait plus sombre, on peut presque dire plus violent. Dès le début, on a à peine le temps de comprendre ce qu'il se passe, on est déjà embarqué pour une folle aventure. C'est alors parti pour un florilège de surprises et de rebondissements... Les pièces de puzzle s'emboîtent doucement, et nous entraînent à chaque fois pour un nouvel élément à mettre au clair. Même si cela peut être assez sadique, j'ai aimé que l'auteure me balance d'une chose à l'autre, j'avais un peu l'impression d'être Tarzan au milieu de lianes, vous voyez ? (Ahahahaha, oui, vous pouvez vous moquer de moi) Pendant toute une première partie de la lecture, tout part un peu dans tous les sens, les pistes sont assez divergentes. Et puis, petit à petit, le récit se ressert sur une idée bien précise, qui engendre beaucoup de revirements de situation, pour mon plus grand plaisir. C'est tout simplement explosif... Ce volet est également l'occasion de découvrir un mieux le royaume des Cauchemars, qui, jusqu'ici, restait plutôt dans l'ombre. Même si j'ai bien compris qu'ils seront surtout présents dans le troisième tome, j'ai apprécié le fait de comprendre un peu mieux la nuance et les différends qui existent entre les deux clans. Néanmoins, il faut tout de même que je fasse un petit reproche à cette suite. J'ai trouvé qu'on manquait de passages dans la réalité. Des événements importants s'y jouent pourtant, et des dilemmes sont annoncés, mais finalement assez peu creusés. J'espère en voir davantage dans le prochain livre... Mais rassurez-vous, c'est loin d'être défavorable à la lecture. Toujours et encore, le lecteur prend connaissance de nouveaux éléments de l'univers d'Oza-Gora, qui finit par lui sembler familier. On ne se représente plus nos songes de la même façon ! L'aventure est bourrée d'adrénaline, et c'est vibrant, prenant. On vit l'aventure presque aussi bien qu'Eliott et ses compères, on se sent tant impliqué dans l'histoire que c'en est presque bouleversant. Chaque détail est soigneusement perfectionné pour être le plus réel possible, c'est tout bonnement magique. L'imagination de l'auteure semble sans limite, il n'y a même pas de mot pour décrire son emprise...

La fin est... Horrible. Alors que tout semble s'éclairer, on replonge pour une nouvelle aventure qui promet d'être terrifiante. Mais avant cela, il y a de grandes révélations. Bon, on voit venir certaines choses, mais en même temps, ici, je ne pense pas que le but de l'auteure était de nous surprendre, plutôt de nous rassurer... Elles annoncent alors quelque chose d'encore plus grand pour la suite, quelque chose que j'ai hâte de lire. Mais cet ouvrage est jusqu'au bout tout en nuances, car pour dire vrai, la chute est étonnement plutôt posée. Les trois quarts de l'ouvrage baignent dans l'action et le risque, mais cette issue, elle, contraste avec le reste. Cela ne fait pas de mal, mais pose question. Est-ce un moment de répit avant une suite sanglante ? Je le crains, ou plutôt, je l'espère... A voir !

Bon, je n'ai pas changé d'avis en quelques mois : J'ai toujours du mal avec l'effet 3D de la couverture, qui ne convient pas, selon moi, à l'ambiance du texte. En revanche, j'adore l'illustration ! Les personnages sont très bien représentés, le coup de crayon est très agréable, et les couleurs claires très bien choisies. Quant au titre, bien que simple, il est en harmonie avec le contenu, alors, que dire ?...

Si vous avez apprécié le premier tome, n'hésitez donc pas à vous jeter sur sa suite. Si vous ne l'aviez pas apprécié, le conseil est le même, car ce second tome est encore un cran au-dessus... Et si vous n'avez pas commencé cette série, je vous la recommande très vivement ! Je suis tombée amoureuse de l'univers complet et délicat de l'auteure, de ses mots si pertinents, et des personnages si surprenants. Je trépigne d'impatience à l'idée de dévorer le troisième volet, que j'attends au tournant... 

J'ai adoré !

Livre se trouvant dans ma propre bibliothèque.

    

Livre reçu dans le cadre du partenariat avec Lecture Academy et les éditions Hachette. Merci à eux !