31 décembre 2015

Marie Curie : Une scientifique en guerre

Afficher l'image d'origineMarie Curie : Une scientifique en guerre

Titre : Marie Curie : Une scientifique en guerre
Auteure : Catherine Le Quellenec
Editions : Oskar (Les aventures de l'Histoire !)
Année de parution : 2015
Pages : 57 pages
Prix : 9,95 €

Résumé :

Une fourgonnette cahote obstinément vers le front. A son bord, la célèbre physicienne Marie Curie, son chauffeur Louis Ragot... et un laboratoire radiologique. Le pari est audacieux : Amener les rayons X au coeur de la Grande Guerre, pour que les soldats blessés soient opérés à la pointe de la science. Malgré ses deux Prix Nobel, Marie Curie est accueillie avec suspicion dans ce monde masculin. Pourtant les "petites Curies" vont sauver de nombreuses vies. A force de ténacité, Marie Curie imposera ses idées et transformera la médecine moderne.

Mon opinion personnelle :

Je commence par remercier Angélique et les éditions Oskar pour ce sympathique envoi !

J'avoue tout : Pendant longtemps, Marie Curie n'a évoqué pour moi que le nom de mon école primaire. (Chacun ses références...) Bon, rapidement, les cours d'Histoire (De 3ème, si ma mémoire est bonne) m'ont permis de mieux connaître cette illustre femme de la Science. J'étais donc curieuse de découvrir son implication dans la Première Guerre Mondiale, et suis ravie d'avoir pu le faire grâce à ce petit livre.

Ici, bien entendu, il s'agit d'un documentaire, et non d'une fiction. Les personnages ont réellement existé. On découvre donc évidemment Marie Curie, femme forte, brillante, déterminée. Sa bravoure et sa générosité font d'elle une femme formidable, à qui l'on doit beaucoup. On ne peut qu'admirer cette scientifique, qui n'a pourtant pas vu que du rose dans sa vie, mais qui n'a jamais perdu foi en l'avenir. A ses côtés, son mécanicien, Louis Ragot, bougon et sec. Malgré cela, il s'agit d'un homme au coeur d'or, et la relation si particulière qu'il entretient avec Marie est très touchante, tant elle est puissante et pudique à la fois. Il y a bien d'autres personnes dont j'aimerais vous parler, mais je vais seulement m'attarder sur Irène, la fille aînée de Pierre et Marie Curie. Cette jeune fille apparaît quelque peu dans ce texte, et ressemble grandement à sa mère. On sent en elle énormément de potentiel, et des valeurs aussi belles que rares...

L'écriture est très simple, très accessible. Pour des enfants, tout est mis en oeuvre pour que la compréhension soit aisée, sans pour autant omettre les termes plus techniques. On se trouve rapidement plongé dans l'Histoire, et on ne quitte le récit qu'une fois qu'on l'a terminé. Et surtout, on sent la vraie volonté de l'auteur de mettre en avant le côté historique de son texte, de ne pas avoir peur de décrire les choses telles qu'elles étaient, tout en gardant bien sûr en tête qu'il s'agit d'un livre pour enfants. Il n'y a pas cet inconvénient qu'on peut parfois retrouver dans les biographies, celui qui fait que l'auteur cherche mettre en avant son style avant de mettre en avant le fond, et ceci est un très bon point.

Il faut donc en venir à la trame en elle-même. Cet ouvrage ne se concentre que sur une partie de la vie de Marie Curie, l'époque où elle a activement participé aux soins sur le front. Pour être honnête avec vous, c'est la partie qui m'intéresse le plus. (Tapez Mathilde + Sciences sur votre calculatrice, ça vous donne ERROR) Il est vrai que c'est un pan de 14-18 qu'on peut avoir vite tendance à oublier : La médecine. Pourtant, sans elle, je croit qu'on peut dire que cette guerre n'aurait été que pire qu'elle ne l'a déjà été. Nous avons donc l'occasion de mieux comprendre comment les blessés étaient pris en charge... Et croyez-moi, ce n'est pas beau à voir. Bon, évidemment, on a un petit côté chevaleresque qui est mis en scène, avec l'arrivée de Marie qui révolutionne les mauvaises conditions de soins... C'est peut-être un peu surjoué, mais il ne faut pas oublier la tranche d'âge du public initialement visé par ce bouquin. Il est véritablement intéressant de découvrir les coulisses du front, l'évolution de la médecine... C'est à la fois complet et clair, de manière à ne pas perdre le lecteur. Le fond historique est réel, j'ai été vérifier, après lecture, la pertinence et le réalisme des éléments narrés. A mes yeux, cela donne encore plus de valeur au texte, puisqu'il est la preuve que l'Histoire peut être passionnante, peut-être accessible pour tous, même les enfants. Il suffit de bien s'y prendre... Un autre excellent point et combat de ce livre, c'est la place des femmes dans la Science, et dans la Guerre. C'est bien connu, pour l'époque du moins, (Quoique...) et c'est très bien représenté ici : Une femme n'a rien à faire là, et elle ne peut décemment pas diriger des hommes. Marie Curie nous prouve merveilleusement bien le contraire, pour mon plus grand plaisir. Ainsi, on ne constate pas que l'évolution des sciences, mais aussi l'évolution des mœurs. Alors, si cet ouvrage est une riche source documentaire, il est aussi une belle histoire d'humanité. Il nous montre que même dans un paysage si sombre que celui de la Grande Guerre, le progrès et l'ambition nous portent. La scientifique et son équipe sont un exemple de détermination, d'altruisme : Ils vouent leur vie à sauver celle des autres. C'est une belle leçon de vie, qui, je pense, pourra impressionner les jeunes lecteurs. Autre chose que j'ai beaucoup appréciée, c'est qu'ici, Marie n'est pas seulement présentée comme étant une remarquable scientifique, mais aussi comme étant une mère aimante. On découvre son intimité, sa force qui est aussi sa faiblesse, et notamment sa relation avec sa fille Irène. Bref, tout est mis en oeuvre pour nous rappeler le mérite de cette femme incroyable. A juste titre.

La fin est intelligemment menée, puisqu'elle est en deux parties : La chute, et l'épilogue. Les deux sont très pertinents, toujours bien documentés. Bon, évidemment, il n'y a pas de grande surprise, puisque la suite de l'Histoire, nous la connaissons tous. Néanmoins, à la fin du livre, se trouve un dossier très bien fait, et très intéressant, afin de pousser un peu plus notre connaissance. Photographies, courtes biographies, chronologie, définitions... Simple, mais efficace. De mon point de vue, pour des enfants, cela permet d'ancrer plus facilement cette aventure dans le réel, de mieux comprendre le lien et les termes employés. Tout est donc très bien pensé dans ce tout petit ouvrage très intéressant !

La couverture me plaît énormément. Elle représente bien le récit, et j'adore le côté ancien donné à l'illustration. Bon, une simple interrogation, sur la couleur bleu pour les personnages... Soit je suis bizarre, soit cela fait énormément penser à un cadavre noyé. Pour des enfants, je ne sais pas si cela peut être attirant... Mais pour des plus vieux, oui, ça l'est. Rien à redire sur le titre, symbolique et clair.

Voilà donc une belle lecture, très instructive et accessible. Pour un jeune public, je vous la recommande tout à fait, pour une première approche en douceur de l'Histoire, et plus précisément de la place de la Science en son sein. Même pour des plus vieux, c'est une bonne manière d'accéder facilement à un peu de connaissances ! A lire, donc !

J'ai adoré !

Livre se trouvant dans ma propre bibliothèque.

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Livre reçu grâce aux éditions Oskar. Merci à eux !

30 décembre 2015

Ma Malle aux Livres de nouveau dans la presse !

Très chers lecteurs,


Il y a quelques semaines, j'ai reçu par mail une proposition qui m'a fait bondir au plafond, danser la Guiguendélire, qui m'a très sincèrement touchée, qui m'a impressionnée, bref, je ne vais pas épiloguer plus longtemps : Un mail d'Andrée Boretti, qui travaille pour le journal Ouest-France, et qui me demandait si j'acceptais de participer à une interview pour un article sur... Bin, sur moi. (Même si je déteste dire ça, ça fait tellement narcissique)

Bien entendu, j'ai dit non ; fin de l'histoire.

Non, j'ai évidemment bondi sur mon téléphone, le rendez-vous a été pris, et la très gentille Andrée Boretti est venue me rendre visite quelques jours plus tard.

Je vous laisse donc avec le résultat, publié le Dimanche 27 Décembre 2015 !

Clic pour agrandir !

Alors, non, je n'ai pas changé de nom de famille depuis le dernier article, comme certains ont pu me le demander... Il s'agit simplement d'une petite erreur, je m'appelle toujours Mathilde MANCEAU ☺

J'espère une nouvelle fois que vous ne verrez pas ce post comme de la prétention, car c'est tout ce que je déteste. Je ne suis pas quelqu'un qui arrive à être fière de soi, mais j'y travaille ! Simplement, je souhaite partager avec vous ce que vous m'apportez, car si vous n'étiez pas là, tout cela n'existerait pas. Et puis, quelque part, avec cet article, vous pouvez mieux connaître la littéraire un peu perchée qui se cache derrière l'écran !

Je ne vous remercie jamais assez de votre présence, de votre soutien, de vos commentaires, vos mails, vos abonnements, vos lectures... Vous faites avancer mon petit univers, et sans vous, il ne serait rien. Merci de me permettre de vivre de si belles choses ♥

Un grand merci à Andrée Boretti donc, mais également à Marianne Deumié, puisque j'ai appris que je lui devais l'idée de cet article !

Bonnes lectures à tous, et merci encore,

Mathilde ♥

La Belle rouge

Afficher l'image d'origineLa Belle rouge

Titre : La Belle rouge
Auteure : Anne Loyer
Editions : Alice (Tertio)
Année de parution : 2015
Pages : 134 pages
Prix : 12 €

Résumé :

Marie est camionneuse depuis 25 ans. Avec son beau camion rouge, elle sillonne les routes. Entre lui et elle, c’est une grande histoire d’amour. Kader a 16 ans. Abandonné par sa mère à 7 ans, il a connu les familles d’accueil et les ennuis avec la justice. Aujourd'hui, il vit dans un centre pour mineurs. Mais c’est une vraie tête brûlée qui n’a qu’une envie : se faire oublier. Un jour, Kader décide de partir. Perdu sur une aire d’autoroute, il monte dans un camion rouge laissé ouvert.

Mon opinion personnelle :

Je commence par remercier les éditions Alice pour ce sublime envoi !

Je crois pouvoir dire qu'Anne Loyer est une de mes auteures jeunesses préférées, tant pour son talent que sa personnalité. Ainsi, après avoir un coup de coeur pour Comme une envie de voir la mer, je n'ai pu que sauter de joie en recevant ce nouvel ouvrage dans ma boîte aux lettres. Je me suis plongée dedans en toute confiance, pleine de curiosité et d'attentes. Le moins qu'on puisse dire, c'est que je n'ai pas été déçue.

Les personnages sont, sans surprise, exceptionnels. Marie, camionneuse un peu bourrue, pas forcément gâtée par la vie, mais si forte, si admirable. On s'attache à cette femme au lourd passé, au mental d'acier, au coeur d'or. Au fur et à mesure de la lecture, on apprend à la connaître, on la redécouvre, on la comprend mieux. Kader, adolescent mal dans sa peau, plein de rêves et d'espoirs, un brin insolent, mais au grand coeur. Là encore, il se révèle petit à petit, le lecteur gagne sa confiance au même rythme que Marie. Il y a également Chrisitan et Amandine, membres du personnel du centre pour mineurs d'où Kader a fugué. On a du mal à les cerner, à savoir qui ils sont, et où ils vont. Malgré cela, on s'attache à leurs personnalités un peu décousues. De plus, à l'image de tous ces personnages, ils sont très touchants, ce qui permet au lecteur d'avoir envie de ne pas les lâcher. Comme toujours avec Anne, les caractères et attitudes des personnages sont très approfondis ; le travail est soigné, et séduisant. Bref, on ne peut que se sentir à sa place dans cette lecture !

Ai-je réellement besoin de vous vanter une fois de plus les mérites incroyables de l'écriture de l'auteure ? Allez, je le fais pour le plaisir. Là encore, le style est extrêmement fluide, simple, mais délicat. Les mots sont brillamment choisis, et sonnent comme une douce mélodie dont on ne se lasse jamais. C'est beau, c'est envoûtant, presque magique. Il y a tant de poésie et de douceur dans ces lignes, tant d'humanité, aussi, qu'on se laisse porter par l'écriture. Néanmoins, cet aspect lyrique n'occulte pas pour autant le flamboyant réalisme de cet ouvrage, et ceci est un point que j'ai sincèrement apprécié. Ainsi, Anne prouve que la réalité peut être, malgré tout, belle. Il se dégage de son texte de nombreuses et diverses émotions, qui saisissent le lecteur, doucement mais fermement. Il n'y a rien à redire, de mon point de vue. (Du vôtre aussi, j'espère !)

Une nouvelle fois, l'auteure a su me surprendre avec son intrigue. Bien qu'elle paraisse assez banale en apparence, après une brève réflexion, on se rend compte qu'elle est bien plus originale qu'elle n'y paraît. Ce roman est une histoire de vie, une histoire d'amour maternel. Une histoire pleine de couleurs, et de sens. Nous prenons donc la route avec notamment Marie, et Kader. Deux destins, qui n'ont (presque) rien en commun, et qui pourtant, vont se croiser, pour le meilleur et pour le pire. L'alternance des points de vue que nous propose l'auteure est très intéressante, puisqu'elle nous permet d'avoir un panorama complet des moindres aspects de la fugue de Kader. Ainsi, le lecteur est confronté à la pure réalité d'un départ comme le sien, et perçoit aussi bien son côté idyllique, que son côté plus sombre. Bien souvent, ce roman se transforme en petit huis-clos, qui unit les personnages deux par deux. On pourrait trouver cela ennuyeux. Dans un bouquin, ceci est un pari audacieux, car le risque de tourner en rond est vite présent. Toutefois, c'est un challenge réussi que nous avons là. En effet, il y a une évolution perpétuelle dans cet ouvrage. Nul besoin de mille et une péripéties, d'une action explosive ; les échanges suffisent à donner du piment à ce superbe récit. D'une page à l'autre, de nouveaux secrets sont avoués, les opinions changent. pour un voyage haut en couleurs. Selon moi, il s'agit d'une lecture qui joue beaucoup avec la psychologie, les sentiments ; elle est comme une bulle hors du temps, qui met votre propre quotidien en pause le temps d'une tendre escapade. Comme avec tous les romans d'Anne Loyer. Là également, l'intrigue aborde des sujets délicats, mais qui sont traités avec beaucoup de pudeur et de bienveillance. Bien évidemment, avec deux protagonistes aussi différents que Marie et Kader, cet ouvrage fait aussi des étincelles, des tensions. Mais toujours, l'humour vient compenser ces passages un peu plus violents. A travers la bouche de ses êtres de papier, l'auteure n'a pas peur de dire les choses telles qu'elles sont. Ce livre est un mélange de retenue et de vérité, l'équilibre entre les deux est juste parfait. On s'y retrouve totalement, on se sent en sécurité, mais en même temps, poussé par élan criant de réalisme. On voyage autant à travers la France qu'à travers les souvenirs et les intimités des personnages, ce qui m'a fait un peu fait penser à un roman d'apprentissage... Et pourtant, il reste accessible, tant dans son vocabulaire que dans sa construction. Ça vous prend aux tripes, c'est bouleversant, c'est magnifique, c'est La Belle rouge.

La fin est très largement à la hauteur du reste. En toute sincérité, je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre. Et comme je n'avais pas envie que ce roman se termine, je n'y pensais pas. Je l'ai trouvée étonnante, mais surtout pleine d'espoir, avec un superbe message. C'est simple, c'est généreux, c'est marquant. On achève la lecture avec l'impression d'avoir bouclé la boucle, et de laisser nos personnages apaisés. Peut-être est-ce parce que nous-mêmes, nous nous sentons apaisés par cette belle histoire. Je n'ai pas l'habitude de dire cela, mais j'ai trouvé l'épilogue très judicieux. Il complète à merveille ce récit de déchirements, tout en finesse, comme toujours. Le lecteur quitte les personnages serein, et laisse son imagination le guider pour la suite des événements... Mais surtout, ce que je peux vous assurer, c'est que cette lecture, vous n'êtes pas prêts de l'oublier.

Je suis absolument fan du livre-objet. A dominante rouge, la couverture représente très bien l'intrigue, et ce, surtout lorsque vous vous intéressez à la quatrième de couverture. Et comme j'adore le rouge, tout va bien. (Et ça, vous êtes heureux de le savoir, je le sais...) Quant au titre, il est lui aussi très symbolique. Il pose question, et lorsqu'on le comprend, il prend une toute autre couleur... (Petit jeu de mots... Non ?)

Bref, j'espère que vous aurez compris que j'ai été totalement charmée par ce récit, et que je suis persuadée qu'il en sera de même pour vous. Il a tout pour lui : Personnages attachants, écriture fascinante, intrigue percutante, couverture flamboyante... Qu'attendez-vous pour vous jeter dessus ? En ce qui me concerne, j'attends avec grand impatience le prochain roman ado d'Anne, qui se confirme toujours un peu plus comme étant membre de mon top 5 d'auteurs jeunesse. Merci, Anne, merci !

J'ai adoré !

Livre se trouvant dans ma propre bibliothèque.

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Livre reçu grâce aux éditions Alice. Merci à eux !

25 décembre 2015

Sword Art Online Tome 2 : Fairy Dance

Couverture Sword art Online (roman), tome 2 : Fairy danceSword Art Online Tome 2 : Fairy Dance

Titre de la série : Sword Art Online
Titre du tome : 2. Fairy Dance
Auteur : Reki Kawahara
Editions : Ofelbe
Année de parution : 2015
Pages : 447 pages
Prix : 19,90 €

Résumé :

Kazuto Kirigaya, plus connu sous le pseudonyme de Kirito, revient sain et sauf de sa quête de la forteresse d’Aincrad, alors qu’Asuna « l’Éclair Fulgurant », la fille dont il est tombé éperdument amoureux à l’intérieur de SAO ne se réveille malheureusement pas de son long coma...
Kazuto se rend à l’hôpital autant qu’il le peut pour veiller sur elle, soutenu par sa soeur Suguha. C’est lors d’une de ces visites que Kazuto apprend de la bouche même de Nobuyuki Sugô, un ingénieur-programmeur, que ce dernier est sur le point de se marier avec Asuna sans attendre son réveil.
Au même moment, Agil, un ancien compagnon de lutte de Kazuto, lui signale qu’un avatar ressemblant étrangement à Asuna, serait retenu prisonnier dans un nouveau VRMMO qui fait fureur : « ALfheim Online » !

Mon opinion personnelle :

Je commence par remercier Guillaume et les éditions Ofelbe pour cet envoi !

J'avais passé un excellent moment avec le premier tome de cette série, et il me tardait donc sincèrement d'en découvrir encore plus. Malheureusement, je dois avouer que cette suite m'a cruellement déçue...

Le personnage de Kirito est toujours aussi attachant. A présent, on le connaît bien, son côté mystérieux s'amoindrit donc, mais cela ne l'empêche pas d'être égal à lui-même : Brave, fidèle, honnête, doué. J'ai été ravie de retrouver d'autres personnages, comme Asuna ou Yui, qui m'avait tant marquée lors du premier volet. Je dois cependant admettre que j'aurais aimé les voir encore plus... Car au final, j'ai eu beaucoup de mal avec les nouveaux personnages. Je pense notamment à Leafa, qui m'a plus ou moins tapée sur le système. Néanmoins, j'ai adoré la façon dont l'auteur a agencé les différentes relations et nuances entre les personnages. Il faut être bien impliqué dans sa lecture pour ne pas se perdre entre pseudonymes et véritables noms, mais si c'est chose faite, je vous assure qu'on est épaté par la délicatesse avec laquelle l'auteur articule amours et amitiés...

Si l'écriture m'avait charmée lors du premier ouvrage, je suis davantage partagée pour cette suite. Au début, j'ai retrouvé cette plume si captivante et fluide qui m'avait séduite, et ma lecture s'effectuait avec plaisir, sans encombre. Le vocabulaire est toujours aussi précis et intelligemment construit. Cependant, petit à petit, j'ai eu de plus en plus de mal à apprécier ma lecture. Cela a, en partie, été dû à l'intrigue, mais pas que. Je crois qu'en réalité, l'écriture de l'auteur est si droite et parfaite, que j'en ai fait une indigestion. Je sais, c'est brinquebalant comme justification, mais c'est la seule que j'ai trouvée. Autrement, je ne m'explique pas ce trop-plein de cette écriture que j'aimais pourtant beaucoup.

Il faut donc en venir à l'intrigue. A l'image du style, lors des premiers chapitres, j'appréciais énormément ce que je lisais. On retrouve l'histoire pratiquement là où on l'avait laissée à la fin du premier tome, ce qui est un très bon point, car cela est bien trop rare dans les séries. Ainsi, le lecteur n'a pas vraiment besoin d'un temps d'adaptation, et est immédiatement plongée au coeur de l'intrigue. J'ai réellement aimé le début de ce roman, pour la simple et bonne raison qu'il nous met directement au parfum : L'un des principaux nœuds de cette histoire ressort dès les premières pages. On sent qu'il va y avoir des déchirements, des quiproquos, et c'est ce qu'il y a de meilleur. Jusqu'à l'entrée de Kirito dans le nouveau jeu ALfheim Online, tout va donc pour le mieux. Personnellement, j'ai trouvé cet univers plus sombre, plus machiavélique, et peut-être même plus mature que le précédent. Et ceci n'est initialement pas pour me déplaire. Mais alors, que s'est-il passé pour que je sois si déçue ? Pour être tout à fait honnête, je me suis ennuyée. Oui, il y a des péripéties, des bonnes idées, des revirements de situations, bref, tous les ingrédients utiles à un bon bouquin. Sauf que j'avais un peu l'impression de voir toujours la même chose... Et que vraiment, les nouveaux personnages, ça ne va pas du tout. Pourtant, là encore, l'auteur a fait le pari de mixer les narrations, entre première et troisième personne. Généralement, cela permet d'apporter toujours un vent de renouveau sur les livres. Mais pas cette fois, à ma grande frustration.... Même quand il advenait des événements extraordinaires, j'avais le sentiment qu'il ne se passait rien, que les vagues tentatives de changements sonnaient creuses. Peut-être que mes ambitions étaient trop grandes, je ne sais pas. Toujours est-il que pour ne rien vous cacher, j'ai eu beaucoup de mal à aller jusqu'au bout. Toutefois, l'auteur a, dans cette suite, amené quelque chose que j'ai beaucoup aimé : L'alternance entre passages dans le jeu-vidéo et passages dans la vie réelle. Selon moi, cela permet de davantage s'identifier aux personnages, et apporte de la profondeur à ce récit. Car s'il y a quelque chose qu'on ne peut enlever à cette série, c'est son approfondissement. Il y a un véritable travail de fond, que l'on sent à la lecture, qu'on apprécie ou non d'ailleurs. C'est un ouvrage qui a du sens, des valeurs, et ça, je dois le reconnaître.

En ce qui concerne la fin, je dirais qu'elle m'a laissée de marbre. On ne peut pas dire que j'étais vraiment à fond dedans, et j'avais en réalité perdu tout intérêt pour l'histoire. Je ne pense cependant pas avoir un regard objectif (Si l'on veut vraiment dire que l'Homme peut être une fois objectif dans sa vie, ce qui est, de mon point de vue, impossible) sur cette chute, car je crois qu'il aurait pu se passer n'importe quoi, le goût de la déception étant tellement amer, je n'aurais pas réagi. Toutefois, je ne reste pas totalement fermée quant à la possible lecture du tome trois. Je suis curieuse, alors, peut-être que j'y jetterai un oeil. Mais j'ai été assez refroidie par ce second opus... Même si les illustrations d'abec, dont j'ai failli oublier de vous parler, me manqueraient, tant elles sont superbes et précieuses à la représentation des personnages !

En revanche, je dois admettre que le livre-objet est superbe. La couverture, aux couleurs froides et chaudes à la fois (Donc tièdes ? Je me pose sérieusement la question.) est magnifique, avec un trait très fin. Le titre me plaît également beaucoup, j'aime ce petit côté anglo-saxon qui fait moderne. C'est fait avec goût, et cela se voit !

En résumé, pour ma part, il s'agit d'une cruelle déception. Peut-être n'étais-je pas dans un bon moment pour lire cette suite, je ne sais pas... En tous cas, malgré de bons éléments et de bonnes prises de risques, je n'ai pas réussi à être transportée, et ai fini par m'ennuyer. C'est dommage, et sincèrement frustrant, je m'en veux de ne pas avoir davantage apprécié, car cela n'est jamais une partie de plaisir. Cependant, n'hésitez pas à vous pencher sur cette série, car le premier tome est génial. Et, qui sait, peut-être que vous, vous apprécierez cette suite !

J'ai été déçue...

Livre se trouvant dans ma propre bibliothèque.



Livre reçu grâce aux éditions Ofelbe. Merci à eux !

6 décembre 2015

Kestenpenses ? {2} L'élitisme de la Littérature

Salutations,

Je suis Buzz l'Eclair, et je viens en paix.
Non.
Je suis toujours Mathilde, et je viens en réalité converser avec vous pour ce second Kestenpenses ?. Vous avez été exceptionnels lors de la publication du premier épisode, sur l'Histoire et sa Mémoire dans la littérature. J'ai cru comprendre que certains d'entre vous attendaient impatiemment ce nouveau sujet qu'est l'élitisme de la littérature, et c'est avec grand plaisir, et surtout, avec grande ambition revendicatrice (Comme toujours me direz-vous) que je viens donc vous conter mon point de vue sur la question.

Avant toute chose, petit disclaimer, comme c'est la mode de le faire sur le Web en ce moment. Il est évident que ce que vous vous apprêtez à lire n'est QUE l'opinion d'une adolescente de 17 ans, et n'engage que moi. Je ne prétends pas avoir la science infuse, ni avoir le meilleur avis qui soit. Néanmoins, je suis sur mon blog, mon espace dédié à ma liberté d'expression. Oui, je n'ai peut-être pas le recul, la maturité, le savoir, l'âge, l'expérience, l'objectivité, et tout ce qui peut être nécessaire pour oser aborder ce sujet. Si vous opinez du chef en lisant ces précédentes lignes, je vous invite à passer vos nerfs sur la croix encadrée de rouge, en haut de votre écran, à droite, et de rester enfermé dans vos principes, apparemment si confortables. Quant aux autres, je vous souhaite une agréable lecture...



Commençons par le commencement, si vous le voulez bien. A savoir par la définition donnée par mon cher ami Le Larousse, qui nous explique que la littérature est un "Ensemble des œuvres écrites auxquelles on reconnaît une finalité esthétique". Mhum, cher Larousse, il me semble que tu évinces assez rapidement le sujet. Qui est ce "on" ? Et quelle définition nous proposes-tu pour esthétique, d'ailleurs ? "Qui a un rapport au sentiment du beau, à sa perception". Là encore, je te trouve bien évasif. Qui donc décide ce qui est beau, et ce qui ne l'est pas ? Toi ? Moi ? Vous ? Nous ? Eux ?

Pour aller plus loin, attardons-nous un instant sur l'étymologie du terme littérature. Il semblerait que ce mot vienne du latin "Litteratura", qui, selon mon autre ami le Gaffiot (Tristement abandonné sur une étagère depuis la fin de ma Seconde, shame on me) signifie "Ecriture". Et l'écriture, c'est tracer des courbes, des lettres, des mots, des phrases. En tous cas, chez moi, ça marche comme ça.

Maintenant que le plan technique est fait, passons aux clichés sur cette fameuse Littérature, avec un grand L. Apparemment, les gens savent très bien ce qui n'est pas de la Littérature. Marc Levy et Guillaume Musso ne sont pas de la Littérature. Les livres pour enfants et adolescents ne sont pas de la Littérature. Les romances érotiques ne sont pas de la Littérature. Le chick-lit n'est pas de la Littérature. Et ce ne sont que quelques exemples parmi tant d'autres. Mais quand il s'agit de dire ce qui est de la Littérature, tout de suite, c'est plus compliqué.

Oh, bien entendu, une très grande partie vous disent très facilement ce qui est de la Littérature. Maupassant. Balzac. Sand. Molière. Shakespeare. Zola. Rimbaud. Verlaine. Flaubert. Je ne vous fais pas la liste totale, vous avez très bien où je veux en venir. Les classiques.

Les fameux classiques. Douce mélodie de comparaisons, de litotes, d'oxymores, d'hyperboles, de métonymies, de métaphores, de périphrases, et j'en passe. Oui, à ne pas en douter, le travail des ces auteurs est brillant, époustouflant. C'est tout à fait vrai. Je suis la première à être béate d'admiration devant tant d'harmonie, de finesse, de recherche et de délicatesse.

Alors, évidemment, ces auteurs, ces classiques, sont de la Littérature. Ils sont des oeuvres écrites. Et puis, ci-dessus, j'en reconnais la beauté.

STOP.

Qui suis-je pour dire qu'ils sont beaux ? Est-ce-que vous, derrière votre écran, pensez également que "Mais sait-on quels sont les sages et quels sont les fous, dans cette vie où la raison devrait souvent s'appeler sottise et la folie s'appeler génie ?", rédigée par Maupassant-que-j'aime-tellement, est une belle citation ? Peut-être que oui. Mais peut-être aussi que non.

Donc, si l'on s'en tient à la définition de notre cher Larousse, peut-être que, oui, Maupassant est de la Littérature. Mais peut-être aussi que non.

AHA. On fait moins le malin, hein ? Alors, je sais bien que "Ouiiiiiiii naaaaaaaaaan mais c'est indéniaaaaaable y a pleiiiiiiin de personnes qui disent que c'est beauuuuuuu, et puis c'est vraiiiiii, tu peux paaaaaaaaaaas dire que çaaaaaaa c'est moooooooche sérieeeeeux." D'accord, mais on a aussi "Nan mais putain c'est trop chiant Maupassant d'abord on pige que dalle et on s'emmerde grave c'est trop relou vas-y pffff." Qui a tort, qui a raison ? 

Les spécialistes ? Cool. J'entends totalement que ces derniers aient un certain poids dans la question, ils ont fait de longues études, comparé de nombreux textes. Ils peuvent analyser des figures de style, des recherches documentaires, et ce genre de choses très scientifiques, quand on y pense. Mais je ne suis pas sûre qu'ils soient mieux placés que vous, que moi, pour estimer que tel ouvrage est beau, ou ne l'est pas. 

La beauté est tellement subjective, qu'il est impossible de déclarer qu'un livre est plus beau qu'un autre. Le problème, c'est que de plus en plus, on a tendance à vouloir imposer aux gens une certaine idée de la Littérature. D'une Littérature qui, finalement, est extrêmement élitiste. Car il faut être honnête, parfois, il n'est pas chose aisée que de comprendre toute la finesse d'un auteur classique. Si l'on peut réellement estimer qu'on comprend un auteur.

Le problème, c'est que trop de personnes passent leur temps à critiquer les lectures des autres. Dénigrer celui qui lit du Musso, dénigrer celle qui lit de la littérature adolescente, dénigrer celui qui lit des romances érotiques, etc... Et s'il trouve que Musso écrit de belles histoires ? Et si elle trouve que la littérature adolescente est belle ? Et s'il trouve que les romances érotiques sont belles ? Qu'est-ce-que cela peut vous faire ?

A tout de suite descendre des lectures qu'on apprécie pas, on décourage ceux qui les lisent. On se plaint que les jeunes ne lisent plus. Mais quand ils essayent, on leur dit qu'ils ne lisent pas des choses intéressantes. On se plaint que les Français lisent moins. Mais on fait une moue dégoûtée et un "Ah, tu lis du Musso" quand ils ont le malheur d'avoir La fille de papier entre les mains. (Et pourtant, La fille de papier est un petit bijou, je persiste et je signe.)

Est-ce-que le principal là-dedans n'est pas le fait qu'ils lisent ? On lit pour quoi, au juste ? Pour ne rien comprendre à ce qu'on tente de déchiffrer, ou pour se faire plaisir ?

J'ai déjà choqué des gens pour avoir, dans ma bibliothèque, Marc Levy à côté de Primo Levi. Plaignez-vous auprès de l'alphabet, mes chers. Ces deux auteurs ont écrit, c'est tout ce qui m'importe. Ils sont  certes radicalement opposés dans leur travail, ils sont incomparables, mais ils ont écrit.

Evidemment, il n'y a pas qu'une Littérature, il n'y a que des Littératures. A chacun sa conception des choses, à chacun son avis sur ce qui est beau ou non, mais par pitié, arrêter de juger. Car qui êtes-vous pour le faire ? Je suis désolée de vous le dire, mais mon opinion n'a pas plus de poids que le vôtre, et vice-versa.

Selon moi, il n'y a pas de "vraie" et de "fausse" Littérature. Il n'y a que des livres, des écrits. Et ce n'est pas la langue latine qui vous dira le contraire.

Alors, de toute évidence, ceci n'est que mon point de vue, et à chacun le sien ! Si vous souhaitez réagir à mes propos, n'hésitez pas, que ce soit par commentaire ou par mail... Cela me fait toujours très plaisir d'échanger avec vous, comme nous l'avons fait la dernière fois. Et bien entendu, si vous souhaitez reprendre le thème de la discussion, j'en serais ravie ! Citez simplement vos sources :)

Bonnes lectures,

Mathilde ♥

2 décembre 2015

SLPJ 2015 : J'y serai !

Bonjour à tous !

Aujourd'hui, je vous poste très rapidement, entre deux fiches de révision d'Histoire/Géographie, ma vidéo de présentation de mon "programme" pour le Salon du Livre et de la Presse Jeunesse, qui se déroule du 02 au 07 Décembre 2015 à Montreuil.

Excusez la luminosité, l'hiver naissant n'aide pas !

Comme je vous le dis, n'hésitez pas à me venir discuter, je ne mords pas ! Vous savez à quoi je ressemble, et généralement, ce n'est pas réciproque, alors ce n'est pas forcément moi qui vais venir vers vous. Mais si vous me croisez, ce serait un plaisir d'échanger avec vous ! 

Bonnes lectures et à Samedi pour certains !

Mathilde ♥